Rizvan Kuniev : Une défaite marquante à l'UFC 333
Les lumières se sont rallumées à l’Etihad Arena, mais pour Rizvan Kuniev, la soirée ne s’est pas arrêtée au coup de klaxon final.
Le poids lourd du Top 10 a quitté l’octogone de l’UFC 333, à Abu Dhabi, direction l’hôpital pour des examens de précaution, après une guerre de trois rounds perdue par décision unanime face au prétendant Alexander Volkov, samedi 24 octobre 2026 sur "Fight Island".
Un plan clair, une cible unique : la jambe
Volkov n’a jamais dévié de son idée. Jambe avant, jambe arrière, intérieur, extérieur : le Russe a méthodiquement ciselé la base de Kuniev à coups de low kicks, round après round. Avec sa taille et son allonge, il a tenu son adversaire à distance, l’empêchant de poser ses appuis, de déclencher, de construire la moindre séquence offensive durable.
À mesure que les minutes s’égrenaient, chaque frappe dans la jambe de Kuniev résonnait un peu plus fort. Le 34‑ans a serré les dents, refusant de lâcher, refusant de tomber. Il a tenu jusqu’au bout, debout, mais marqué. Suffisamment pour que l’UFC décide de l’envoyer à l’hôpital pour des radiographies de la jambe, uniquement à titre préventif.
À l’heure de la publication, les résultats de ces examens n’avaient pas encore été rendus publics.
Une série stoppée net
Cette défaite a un poids sportif évident. Kuniev, qui restait sur deux succès consécutifs face à Tyrell Fortune et Jailton Almeida, voit sa dynamique interrompue. Il affiche désormais un bilan de 2‑2 dans l’Octogone, lui qui n’avait plus perdu depuis ses débuts promotionnels.
Le revers ne dit pourtant pas tout. Il raconte aussi la résistance d’un combattant qui, malgré une jambe ciblée et abîmée pendant quinze minutes, a refusé de céder à la pression d’un des hommes les plus dangereux de la catégorie.
Un protocole devenu routine
Dans ce contexte, son transfert à l’hôpital ne relève pas de l’exceptionnel. L’organisation a pris l’habitude d’orienter ses athlètes vers des structures médicales après des combats particulièrement éprouvants, des KO sévères ou des blessures suspectées, pour s’assurer qu’aucune fracture ou lésion plus grave ne se cache derrière les marques visibles.
Pour Kuniev, la soirée s’est donc terminée loin des caméras, sous les néons froids d’un service de radiologie, plutôt que sous les projecteurs de l’Etihad Arena. La question, désormais, n’est pas seulement de savoir ce que diront les examens, mais comment il reviendra après avoir goûté à ce niveau de violence ciblée sur ses appuis.
Dans une division où chaque pas compte, la prochaine marche sera décisive.




