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Islam Makhachev disparaît de l'UFC 336 : explications de Dana White

L’affiche devait être claire : Islam Makhachev en tête d’affiche de l’UFC 336, ceinture des welters en jeu face au dangereux prétendant Carlos Prates. Quand la carte a été officialisée pendant la diffusion de l’UFC 333, le décor avait pourtant changé. Plus de champion. À la place : Carlos Prates contre Michael Morales pour une ceinture intérimaire.

Un main event sans le roi de la catégorie. Et une question qui s’impose : où est passé Islam Makhachev ?

« Islam ne voulait pas combattre »

Dana White n’a pas tourné autour du pot devant les journalistes après l’UFC 333. Pour le patron de l’UFC, la situation est simple : le champion n’a pas voulu monter dans la cage à cette date, sans donner de justification à l’organisation.

L’UFC avait pourtant prévu un combat pour le titre welter sur cette carte. Face au refus de Makhachev, le matchmaker a dû trancher : maintenir une ceinture en jeu, mais la rendre intérimaire, et offrir l’opportunité à Carlos Prates et Michael Morales.

White a résumé la frustration de l’organisation en quelques phrases. Islam Makhachev combat peu, environ une fois par an. Il était d’abord envisagé pour janvier, puis a repoussé, expliquant ne pas vouloir se battre avant la fin du Ramadan. Pour le président, la limite est atteinte : une division ne peut pas être figée au rythme d’un seul homme.

Le message est clair : le calendrier de l’UFC ne s’adapte pas à celui de son champion.

Une relation qui se tend

Quand un promoteur affirme publiquement qu’un champion « ne veut pas combattre », ce n’est jamais anodin. Cela expose au grand jour une fracture entre les deux camps. Les mots de Dana White montrent que lui et Islam Makhachev ne regardent plus dans la même direction.

Makhachev reste pourtant, sportivement, intouchable ou presque. Numéro 1 pound-for-pound, visage dominant de l’organisation, il incarne aujourd’hui l’excellence dans la cage. Mais à l’UFC, un principe ne bouge pas : les trois lettres passent avant n’importe quel nom, même le plus brillant de la liste.

Une fois acté que Makhachev ne prendrait pas part à l’UFC 336, la machine a continué d’avancer. Nouveau plan, nouvelle ceinture, nouveaux visages en lumière. Carlos Prates et Michael Morales héritent de la scène, avec un titre intérimaire comme enjeu et, en filigrane, une promesse : le vainqueur devra croiser la route du champion officiel. Si ce champion accepte de revenir.

Et maintenant pour la ceinture welter ?

L’UFC espère revoir Islam Makhachev dans la cage l’été prochain, face au vainqueur de Prates – Morales. Ce serait la voie royale : unifier les ceintures, clarifier la hiérarchie, remettre le meilleur combattant du monde au cœur de l’actualité sportive.

Mais le sous-texte est brutal : si le champion refuse encore ou tarde trop, l’organisation n’exclut plus rien, y compris le scénario extrême, celui du déclassement et de la perte de la ceinture welter.

La division, elle, ne l’attendra pas.