UFC 336 : Islam Makhachev se retire, un titre intérimaire en jeu
L’affiche devait frapper fort : Islam Makhachev contre Carlos Prates pour la ceinture des welters à Toronto. Le champion qui remet sa couronne en jeu, un contender en pleine ascension, une date avant le début du Ramadan. Tout semblait calé.
Tout a volé en éclats ce week-end.
L’UFC a annoncé que Makhachev ne défendra finalement pas son titre à l’UFC 336. À la place, l’organisation met en place une ceinture intérimaire des welters entre Carlos Prates et Michael Morales. Un duel explosif, mais qui n’a pas le même poids symbolique qu’un combat avec le champion en titre.
En parallèle, la soirée change de visage : le nouveau main event sera le combat pour le titre mondial des mouches entre Joshua Van et Manel Kape. L’UFC 336 reste à Toronto, le 30 janvier, mais l’affiche n’a plus du tout la même histoire à raconter.
Makhachev dit stop avant le Ramadan
Dana White a pris la parole quelques heures après l’annonce pour expliquer ce revirement. Le message est clair : ce n’est pas une blessure, ni un problème contractuel. C’est un choix.
Selon le président de l’UFC, Islam Makhachev lui a indiqué qu’il ne voulait plus combattre avant le Ramadan, qui débute le 8 février. Une décision qui tranche avec ce qui avait été évoqué auparavant, le champion ayant manifesté son envie de se battre avant cette période.
White résume la situation à sa manière : Makhachev combat “en moyenne une fois par an”. Il était programmé pour janvier, puis a demandé à repousser son retour à après le Ramadan. Pour l’UFC, la limite est atteinte. Le patron insiste sur un point : on ne peut pas “bloquer une division” en attendant le bon vouloir du champion. La machine doit continuer à tourner. Et ce Prates–Morales, dans ce contexte, “a du sens”.
Interrogé sur une éventuelle explication plus précise donnée par Makhachev, White a été catégorique : aucune raison supplémentaire n’a été fournie.
Prates–Morales, une opportunité en or
Dans ce vide laissé par le champion, Carlos Prates et Michael Morales se retrouvent propulsés sous les projecteurs. Un titre intérimaire à la clé, une carte majeure à Toronto, et la promesse, pour le vainqueur, d’arriver face à Makhachev avec un levier sportif et politique bien plus fort.
Ce n’était pas le plan initial. Mais c’est souvent dans ces scénarios improvisés que la division change vraiment de visage. UFC 336 ne verra pas Islam Makhachev, pourtant au sommet de la catégorie. Il verra peut-être naître son prochain véritable rival.




