Volkanovski domine à l’UFC 333 : quel avenir pour le champion ?
Alexander Volkanovski a fait plus que défendre son statut à l’UFC 333. Il a rappelé à toute la catégorie des poids plumes qu’il restait le patron. À Abu Dhabi, face à Movsar Evloev, terreur des lutteurs de la division, l’Australien a livré une démonstration froide, clinique, terminée par un TKO au deuxième round.
Evloev avait étouffé presque tout le monde avec sa lutte. Volkanovski, lui, a simplement haussé les épaules. Les tentatives de mise au sol ont glissé sur lui, comme si le danger ne le concernait pas. À ce niveau, ce n’est plus seulement une victoire, c’est une déclaration : qui peut encore vraiment le menacer chez les -66 kg ?
Un champion prêt à enchaîner
Dans une interview à Submission Radio, son coach Joe Lopez a livré un détail qui en dit long sur l’état de forme de son champion après ce carnage contrôlé.
« Alex a dit que s’il ne prenait pas de dégâts, il reviendrait vite », raconte Lopez. « Et je pense qu’il a juste une petite égratignure à l’œil. »
Pas de pause prolongée, pas de calculs. Tant qu’aucun super combat en lightweight ne se concrétise, Lopez est convaincu que Volkanovski continuera de défendre son titre plume contre tous les prétendants sérieux. Là où d’autres champions multiplient les exigences et les blocages, l’Australien, lui, semble prêt à tenir la cadence.
Aljamain Sterling, le nom qui excite le clan Volk
Deux noms reviennent sur la table pour la suite : Aljamain Sterling, à condition qu’il passe Kevin Vallejos lors de l’UFC Qatar, et Jean Silva. Très vite, on comprend vers qui penche le cœur – et la tête – de Joe Lopez.
« J’aimerais ce combat contre Aljo », admet-il. « Je suis plutôt bon ami avec lui, on en a parlé, et on est partants… J’espère juste qu’Aljo fera un gros show, et qu’on lui donnera sa chance pour le titre parce qu’il la mérite. C’est un ancien champion. »
Sterling, ex-roi des bantamweights, apporterait un vrai poids symbolique à la défense suivante de Volkanovski. Un nom, un palmarès, une histoire. Lopez le dit sans détour : ce serait gagnant-gagnant.
« Ce serait super pour Volk aussi, battre une légende comme Aljo. C’est un beau nom à ajouter sur un palmarès. »
On sent presque l’affiche se dessiner : l’ancien patron des -61 kg qui monte défier le souverain des -66 kg. Une affiche lisible, crédible, vendable. Et surtout, un combat qui aurait du sens sportivement.
Jean Silva, un risque sans vraie récompense
Le ton change quand le nom de Jean Silva apparaît. Loin de l’enthousiasme poli, Lopez tranche.
« Jean Silva fait beaucoup de bruit et c’est un excellent combattant, mais je ne pense pas qu’il ait gagné sa place », estime-t-il. « Il y a beaucoup de gars devant lui qui ont fait bien mieux. Aljo, par exemple, est plus haut au classement et représente un défi plus sérieux que Jean Silva. »
Pour le coach, offrir une chance au titre à « Lord » n’aurait tout simplement pas de logique sportive. Puissant, dangereux, oui. Mais trop brut, trop unidimensionnel pour justifier un ticket direct vers le trône.
« C’est un gars puissant et c’est tout ce qu’il a. S’il te touche, il peut évidemment t’éteindre. Mais quand on voit ce que Diego Lopes lui a fait au sol, comment il l’a roulé dessus… Si Alex l’amène au sol, c’est fini. Il n’y a aucune question à se poser. »
L’analyse est sèche, presque crue. Aux yeux du clan Volkanovski, Jean Silva reste un puncheur spectaculaire, pas encore un prétendant légitime à la ceinture.
Un roi en quête d’adversaires à sa mesure
Volkanovski vient de balayer l’un des challenges les plus sérieux de la nouvelle vague. Il est prêt à revenir rapidement. Son coach réclame un ancien champion pour lui opposer une vraie histoire, une vraie menace, une vraie affiche.
La question est désormais simple : la catégorie plume va-t-elle produire un prétendant à la hauteur de son règne, ou faudra-t-il aller le chercher une division plus haut ?




