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Carlos Prates affronte Michael Morales pour un titre intérimaire à l'UFC 336

La course au titre des welters vient de prendre un virage brutal. Carlos Prates ne défiera finalement pas Islam Makhachev pour la ceinture. À la place, il se retrouvera face à Michael Morales pour un titre intérimaire lors de l’UFC 336, en co-main event, le 30 janvier à Toronto. Un changement de cap qui ne fait plaisir à presque personne… sauf peut-être à Morales.

Makhachev se retire, la division s’impatiente

Le plan semblait simple : Islam Makhachev, champion, défend sa ceinture contre Carlos Prates en janvier. Le timing collait, l’affiche tenait la route, la division tenait enfin son grand rendez-vous. Puis tout s’est effondré.

Makhachev a renoncé au combat, expliquant qu’il n’aurait pas le temps nécessaire pour se préparer avec le début du Ramadan, prévu neuf jours seulement après l’événement. Sportivement, l’argument se comprend. Politiquement, dans une division déjà engorgée, il passe beaucoup moins bien.

Plusieurs prétendants attendent leur tour à 170 livres. Plutôt que de figer la catégorie, Makhachev a estimé que Prates et Morales devaient eux-mêmes clarifier la hiérarchie. Sur le papier, l’idée a du sens. Dans les bureaux de l’UFC, elle a déclenché une tout autre réaction.

Dana White charge son champion

À la conférence de presse d’après l’UFC 333, la question est tombée : que s’est-il passé en coulisses pour que Makhachev disparaisse de l’affiche du 30 janvier ?

Dana White n’a pas cherché à arrondir les angles.

« Islam, tu sais, en moyenne Islam se bat une fois par an, et il était programmé pour janvier, puis il a dit : je ne veux pas me battre avant la fin du Ramadan », a-t-il lâché devant les médias.

Le ton était sec, le message encore plus.

White a enchaîné : « Tu ne peux pas bloquer des divisions comme ça. Il faut continuer d’avancer, et ce combat a du sens. »

Interrogé sur une éventuelle justification détaillée de la part du champion, le patron de l’UFC a coupé court : « Non. Aucune raison. »

Pas d’explication publique supplémentaire du côté de l’UFC. Rien non plus de la part de Makhachev, qui n’est pourtant pas coutumier des retraits volontaires. Le dernier remonte à novembre 2020, lorsqu’il avait quitté un combat prévu contre Rafael dos Anjos en raison d’une infection au staphylocoque. Cette fois, pas de blessure annoncée, seulement une question de calendrier et de préparation.

Prates déclassé, Morales propulsé

Pour Carlos Prates, le coup est rude. Il tenait enfin sa chance pour la ceinture, face au champion en titre, avec l’opportunité d’entrer directement dans l’histoire de l’UFC. Le scénario a glissé entre ses doigts, remplacé par un combat pour un titre intérimaire contre Michael Morales.

Sportivement, l’affiche reste solide. Morales représente une menace réelle, un test dangereux pour n’importe quel welter ambitieux. Mais pour Prates, le goût est amer : l’or est toujours là, mais l’adversaire a changé, le prestige immédiat aussi. Il n’a pas caché sa frustration, accusant Makhachev de retarder son accès à « l’immortalité » à l’UFC.

Le message est clair : Prates se voit déjà au sommet, et il estime que le champion freine sa trajectoire.

Un titre intérimaire… en attendant 2027

L’UFC a tranché : Prates – Morales sera pour une ceinture intérimaire des welters à l’UFC 336. Le vainqueur devrait affronter Islam Makhachev lors de son retour, annoncé pour plus tard en 2027.

Une échéance lointaine pour une division qui bouillonne déjà.

Entre le calendrier religieux du champion, l’agacement public de Dana White et la montée de frustration chez les prétendants, la catégorie des 170 livres s’engage dans une zone de turbulences. Prates et Morales vont devoir s’arracher pour imposer leur loi… avec, en toile de fond, une question simple : quand Makhachev reviendra enfin, trouvera-t-il encore sa division sous contrôle, ou déjà en train de lui échapper ?