Vaibhav Sooryavanshi : L'étoile montante de l'India au T20I
À Christchurch, les projecteurs quittent un instant le score pour se braquer sur un visage encore juvénile. À seulement 15 ans, Vaibhav Sooryavanshi réintègre l’équipe d’India pour le deuxième Twenty20 international au Hagley Oval, et c’est tout le public de l’hémisphère sud qui découvre enfin de près ce prodige annoncé.
Le pari de la jeunesse
Vaibhav prend la place d’Ishan Kishan, forfait en raison d’une blessure à l’aine. Un changement contraint, mais qui offre à India une occasion rare : lancer un adolescent dans une série déjà brûlante. Le plan est clair : le jeune droitier devrait entrer à la batte au poste de numéro 3, sauf si India décide de le propulser directement en ouverture pour former un duo entièrement gaucher avec Abhishek Sharma. Un choix de configuration qui pourrait modifier d’un coup le visage de l’ordre de frappe.
Dans l’attaque, un autre ajustement : Prince Yadav remplace Mayank Yadav. Un seul nom change, mais l’intention est nette. India veut garder du rythme, de la variation, et continuer à dicter le tempo après un premier match complètement fou.
Une série déjà sous tension
India a encore gagné le toss et choisi de lancer en premier, comme lors du match inaugural. Un signe de confiance, presque de défi, après avoir signé une poursuite historique : 455 runs cumulés, un succès par quatre guichets avec seulement deux balles restantes, et la plus haute chasse victorieuse de son histoire en T20 international. Ce n’était pas un simple match, c’était une déclaration.
Et pour corser l’enjeu, les deux équipes reviennent sur la même piste au Hagley Oval. Même terrain, mêmes dimensions, mêmes zones à risques. Les batteurs savent où attaquer, les lanceurs où ils ont souffert. La mémoire du premier duel flotte encore dans l’air.
New Zealand ajuste, India ose
En face, New Zealand ne touche presque pas à son ossature. Une seule retouche, dans le secteur des lanceurs : Jacob Duffy entre, Adam Milne sort. Les locaux misent sur la stabilité, avec Finn Allen et Tim Seifert en tête d’affiche pour lancer la charge, puis Daryl Mitchell, Glenn Phillips et Bevon Jacobs pour épauler le cœur du line-up. Michael Bracewell, Mitchell Santner – capitaine – et Nathan Smith apportent l’équilibre entre batte et balle, tandis que Matt Henry, Duffy et Lockie Ferguson complètent une attaque capable de briser le rythme à tout moment.
India, elle, aligne une équipe qui mélange expérience et audace. Abhishek Sharma et Sanju Samson ouvrent, Vaibhav Sooryavanshi s’insère juste derrière, puis vient le capitaine Shreyas Iyer, soutenu par Tilak Varma et Naman Dhir. Nitish Kumar Reddy et Axar Patel offrent de la profondeur et des options en all-rounders, alors que Bhuvneshwar Kumar, Arshdeep Singh et Prince Yadav forment une ligne de lanceurs prête à encaisser une nouvelle avalanche de runs… ou à la faire dérailler.
Une soirée pour entrer dans l’histoire
Ce deuxième T20I n’est pas qu’un simple épisode de plus dans une tournée. Il prolonge un premier affrontement spectaculaire et ajoute une intrigue supplémentaire : comment un gamin de 15 ans va-t-il gérer la pression d’un cricket international, loin de chez lui, dans une série déjà en surchauffe ?
Le décor est le même, la tension aussi. Seuls quelques noms changent. Le reste, ce sont les nerfs, le talent et la capacité à répéter l’exploit.
Et au milieu de tout cela, une question : ce soir, au Hagley Oval, la série va-t-elle confirmer la naissance d’une nouvelle star pour India ?



