Phil Parkinson après la défaite 6-0 contre West Ham
Phil Parkinson n’a pas cherché d’excuses. Battu 6-0 par un West Ham United déchaîné au London Stadium, l’entraîneur de Wrexham a reconnu l’un des pires soirs de son mandat.
Son équipe a été dépassée dans tous les secteurs. West Ham a imposé son rythme, son intensité, sa qualité. Wrexham n’a jamais vraiment existé.
Parkinson a assumé. Sans détour.
« Tout le monde doit prendre ses responsabilités pour cette performance, moi y compris », a-t-il insisté, déterminé à ne pas laisser ses joueurs seuls au front.
Il parle d’« accountability », de rendre des comptes, et veut que cela vaille pour chaque membre du club, du vestiaire au staff :
« On va s’assurer que chacun ait cette responsabilité, en tant qu’individus et en tant que staff – et ce sera le cas. »
La réaction doit être immédiate. C’est son obsession.
« On va répondre, et on doit très vite remettre les bons ingrédients en place pour produire une performance bien meilleure que celle de ce soir », a-t-il prévenu.
Ce qui l’inquiète le plus, c’est ce qu’il a ressenti pour la première fois depuis son arrivée : une équipe friable dans les moments qui comptent.
« Ce soir, c’est la première fois qu’on a donné l’impression d’avoir un centre mou quand ça comptait vraiment, et il faut qu’on le retrouve », a-t-il regretté.
Parkinson rappelle que le parcours récent de Wrexham n’a rien d’un conte parfait.
« On a déjà connu d’autres journées vraiment, vraiment difficiles, et tout le monde croit que tout a été un lit de roses depuis que je suis ici », a-t-il lancé, presque agacé par cette vision simpliste.
Les coups d’arrêt, il connaît. Ils ont rythmé chaque saison depuis son arrivée.
« On a eu des revers et, chaque saison où j’ai été ici, il y a eu des périodes où ça n’allait pas bien et, de l’extérieur, l’équipe pouvait paraître un peu perdue. »
Mais c’est justement dans ces creux que Wrexham a bâti son identité.
« Ensuite, on a redécouvert ce que nous sommes vraiment en tant qu’équipe », rappelle-t-il, comme pour poser les bases du prochain redressement.
Cette fois encore, Parkinson veut croire à ce ressort interne, à cette capacité à se relever.
« On doit retrouver un chemin et se redonner une chance. On doit montrer plus de caractère et de résilience. »
La gifle est lourde. Le message, lui, est clair : soit Wrexham encaisse et se transforme, soit cette soirée au London Stadium marquera un tournant bien plus sombre de l’ère Parkinson.



