Arsenal prêt à investir pour William Pacho malgré une défense solide
Arsenal a déjà frappé fort cet été. Illan Meslier, Piero Hincapie, Christos Tzolis, Bruno Guimaraes, Ezri Konsa : la colonne vertébrale de Mikel Arteta s’est épaissie, encore une fois, avec des recrues ciblées et coûteuses. Et pourtant, le nom de William Pacho revient avec insistance dans les plans londoniens.
Le défenseur de Paris Saint-Germain, récemment prolongé au Parc des Princes, reste dans le viseur des Gunners. Selon Bolavip, l’international équatorien « a toujours un marché » et figure dans les plans d’Arsenal… mais aussi de Manchester City. Deux poids lourds prêts à tester la détermination du PSG et la fidélité du joueur.
Une défense déjà riche, mais Arsenal insiste
Sur le papier, Arsenal n’a pas besoin d’un autre défenseur central. Les arrivées définitives de Piero Hincapie et Ezri Konsa ont déjà renforcé une arrière-garde où William Saliba, Cristhian Mosquera, Ben White, Gabriel Magalhaes, Jurrien Timber, Riccardo Calafiori et Myles Lewis-Skelly se disputent les minutes. La concurrence est féroce, les profils variés.
Et pourtant, le club londonien reste « ouvert à un mouvement » pour William Pacho. Le message est clair : si une opportunité de très haut niveau se présente, Arsenal ne veut pas rester spectateur.
Le nœud du dossier se situe ailleurs : le salaire.
Le prix de l’ambition
À Paris, William Pacho touche environ 11 millions d’euros par an. Pour le faire bouger, Arsenal devra monter au-dessus de ce montant. C’est la condition. Pour Manchester City, ces chiffres « ne poseraient pas de problème ». Pour Arsenal, c’est plus délicat.
Bolavip rappelle la ligne budgétaire des Gunners : leur défenseur le mieux payé, William Saliba, émarge à 14 millions d’euros par saison, et seuls cinq joueurs du club dépassent les 11 millions. Rompre cette grille salariale pour un nouveau venu serait un signal fort, presque une rupture avec la politique récente.
Arsenal a l’argent. Mais Arsenal ne paie pas n’importe comment. C’est là que le dossier Pacho devient un véritable test de cohérence sportive et économique.
Un été offensif inachevé
Pendant que le débat enfle autour de la défense, une autre question continue de hanter le mercato londonien : le secteur offensif. Jusqu’au 1er septembre, Mikel Arteta et le directeur sportif Andrea Berta ont cherché un renfort devant. Morgan Rogers, Vinicius Junior, Julian Alvarez : les cibles étaient identifiées, ambitieuses, coûteuses.
Finalement, Arsenal a choisi de ne pas surpayer un plan B. Le club a décidé de « faire avec ce qu’il a », plutôt que de se précipiter sur un joueur jugé secondaire. Christos Tzolis, arrivé de Club Brugge, a bien démarré, mais le sentiment d’un manque persiste à gauche de l’attaque.
C’est précisément là que le débat s’est enflammé en Angleterre.
Barcola, le regret public
Jamie Carragher n’a pas mâché ses mots. L’ancien défenseur de Liverpool, désormais consultant, n’a pas compris l’attitude d’Arsenal dans le dossier Bradley Barcola, finalement parti… à Liverpool.
Sur le plateau de The Overlap, il a ciblé un point précis : l’aile gauche. Pour lui, c’est le poste où la différence de niveau est la plus marquée par rapport à Bukayo Saka, Martin Odegaard ou Kai Havertz. Il a vu le feuilleton Barcola s’étirer, il a vu Arsenal manquer Vinicius Junior puis Julian Alvarez, et il s’est demandé pourquoi les Gunners ne se jetaient pas sur l’ailier du PSG.
Ian Wright a validé sans détour. Pour la légende d’Arsenal, Bradley Barcola représentait exactement le profil manquant : un joueur qui arrive d’une équipe de très haut niveau, habitué à évoluer entouré de stars, capable de tirer un vestiaire vers le haut. Il estime que c’est ce type de personnalité qui manque encore à l’effectif d’Arteta.
Wright a même rappelé qu’il aurait accepté une option comme Morgan Rogers, mais que la disponibilité de Barcola rendait son absence à l’Emirates d’autant plus frustrante.
Pacho, symbole d’un Arsenal à la croisée des chemins
Alors que le marché est refermé, le nom de William Pacho cristallise une autre interrogation. Arsenal va-t-il accepter de bousculer sa hiérarchie salariale pour densifier encore un secteur déjà fourni ? Ou rester fidèle à sa structure actuelle, quitte à laisser filer un défenseur suivi aussi par Manchester City ?
Les Gunners ont choisi la qualité plutôt que la quantité cet été. La prochaine décision dira s’ils sont prêts à payer le prix fort pour rester au niveau des géants qu’ils défient chaque semaine.



