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L’Inde triomphe au terme d’un match haletant contre les Black Caps

L’Inde arrache encore la victoire au bout du suspense, les Black Caps s’effondrent en fin de match.

Mitchell Santner avait tout fait pour plier l’affaire. Bandage oublié, inquiétudes envolées, le capitaine néo-zélandais a livré un récital avec la balle : 4 wickets pour 21 runs en quatre overs, et une mainmise totale sur un ordre de frappe indien qui, deux jours plus tôt, avait poursuivi 226 sans trembler. Cette fois, il l’avait éventré. Ou presque.

Car la fin a tout renversé. Une blessure, une pénalité de terrain, un jeune finisseur sans complexe, et la soirée des Black Caps a tourné au cauchemar dans les derniers instants. L’Inde s’impose par quatre wickets, à une balle de la fin, en poursuivant 180 pour 6 (181-6), et envoie la Nouvelle-Zélande à Wellington avec deux défaites au dernier over à digérer.

Phillips et Jacobs relèvent la tête

Pourtant, les Néo-Zélandais avaient reconstruit avec sérieux après un départ catastrophique. Le top-order balayé dans le powerplay, Glenn Phillips et Tim Jacobs se sont retrouvés au milieu dès le sixième over avec une mission ingrate : sauver une manche en ruine.

Dans le premier match, les deux hommes avaient mis 24 balles pour poser un partenariat de 50. Cette fois, la situation, plus tendue, les a forcés à la retenue : 43 balles pour atteindre à nouveau ce cap, avant de lâcher les chevaux.

Phillips a repris exactement là où il s’était arrêté lors du premier match, où il avait signé un 82* majuscule. Encore l’attaquant principal, encore le métronome offensif. Trois six, trois limites, un demi-siècle en 33 balles, et un mélange de puissance brute et de course agressive entre les wickets. À plusieurs reprises, il a transformé des simples évidents en doubles confortables, forçant la défense indienne à reculer.

En face, Jacobs a mis plus de temps à trouver le rythme. Mal à l’aise au départ, sauvé une première fois par un drop de Shreyas Iyer alors qu’il n’était qu’à 20, il a construit son 50 en 40 balles presque exclusivement en courant. Cinq limites, aucun six, mais une présence constante et une lecture fine des espaces.

Une fois installés, les deux ont accéléré d’un coup. Les 50 premiers runs du partenariat ont pris 43 balles, les 50 suivants seulement 26. La pression montait, l’Inde reculait, et un gros finish se dessinait pour les Black Caps.

Ils n’iront pourtant pas au bout de leur idée. Phillips tombe en cherchant une nouvelle fois la limite, pris à deep cover. Jacobs suit peu après. La Nouvelle-Zélande boucle tout de même à 180-5 sur 20 overs (Phillips 70, Jacobs 58, Singh 2-33). Un total solide, dans le ton de la série.

Santner renverse l’Inde… avant le chaos final

La poursuite indienne démarre dans l’incertitude. Sanju Samson bénéficie d’abord d’un énorme coup de chance : sur un coup de batte, Santner le récupère près de la corde, mais son élan l’emporte au-delà de la limite avec le ballon. Six runs, la chance du débutant… qu’il ne convertira pas. À 14, il se fait piéger par un slower ball de Jacob Duffy, et trouve Phillips à point.

L’entrée en scène du phénomène de 15 ans, Vaibhav Sooryavanshi, attire tous les regards. Elle sera brève. Quatre runs, puis une balle chipée dans les mains de Daryl Mitchell à cover sur Nathan Smith. Un frisson, puis le silence.

Abishek Sharma tente alors de relancer la machine. 27 runs, quelques frappes nettes, mais une tentative de loft au-dessus de midwicket sur Santner finit dans les mains du fielder sur la corde. À mi-parcours, l’Inde se retrouve à 66-3, freinée, sous pression.

Santner resserre encore l’étau. En trois balles, il fait basculer la rencontre. Shreyas Iyer, son vis-à-vis, est bowled pour 7. Axar Patel, promu pinch-hitter, croit avoir trouvé la distance, mais une relay catch impeccable de Finn Allen et Mitchell à la limite met fin à son caméo à 11. Quand Santner cueille ensuite Dhir pour 31 avec l’avant-dernière balle de son spell, le tableau d’affichage affiche 112-6. L’affaire semble pliée, le travail du capitaine parfait.

Il reste pourtant trois overs. Et 46 runs à marquer.

Varma et Reddy dynamitent la fin

Tilak Varma et Reddy n’ont plus de marge. Ils n’en cherchent pas. Les deux jeunes frappent sans retenue, ciblent les zones, cassent le rythme. Les limites tombent, les champs se défont, et la confiance change de camp en quelques minutes.

Duffy, jusque-là correct, craque : 17 runs dans son over. L’équation passe à 29 runs sur les deux derniers. L’Inde n’est plus condamnée à l’exploit, elle est de retour dans la course.

Smith prend la suite. Lui aussi cède sous la pression : 18 runs concédés. À l’entrée du dernier over, il ne reste plus que 11 runs à marquer. Les Black Caps, qui tenaient le match, voient le sol se dérober.

Et puis survient le coup de massue : une pénalité de terrain. La Nouvelle-Zélande doit disputer la dernière over avec un joueur de champ supplémentaire dans le cercle intérieur. À ce niveau, sur ce type de fin de match, c’est presque une condamnation.

Varma ne laisse pas passer l’aubaine. Déjà bien lancé, il termine le travail avec sang-froid, et boucle son 51* en patron, avec six limites et un six. L’Inde atteint 181-6, à une balle de la fin, et enlève une deuxième victoire d’affilée dans le money time.

Wellington en point de bascule

Au bilan brut, les chiffres sont cruels pour les Black Caps : 180-5 en attaque, Santner à 4-21, Phillips à 70, Jacobs à 58, une position dominante à 112-6 en défense… et pourtant, une nouvelle défaite à la dernière over.

Pour l’Inde, cette fin de série s’ouvre avec une certitude grandissante : même malmenée, même à la merci d’un Santner en feu, cette équipe trouve des finisseurs capables de renverser une partie en quelques overs.

Les deux équipes prennent maintenant la route de Wellington. L’Inde y arrive portée par deux poursuites réussies sur le fil. La Nouvelle-Zélande, elle, devra répondre à une question simple et brutale : combien de fois peut-on perdre un match gagné avant que la confiance ne se fissure pour de bon ?