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George Russell commente l'approche tactique de Red Bull

George Russell balaie l’approche de Red Bull : « Juste du tactique »

Christian Horner a voulu allumer un contre-feu. George Russell, lui, vient de l’éteindre d’un revers de main.

Dans son livre fraîchement publié, Drive, l’ancien patron de Red Bull raconte avoir sondé le camp Russell lors du Grand Prix de Grande-Bretagne à Silverstone, l’an dernier. Le contexte : Mercedes multipliait alors les signaux d’intérêt envers Max Verstappen, et Horner, lassé de voir Toto Wolff tourner autour de son triple champion du monde, a décidé de rendre la pareille.

« J’en ai eu assez de l’attitude combative de Toto, alors j’ai décidé de rendre coup pour coup et j’ai approché le management de George Russell pour une réunion », écrit-il.

Russell arrivait en fin de contrat, son avenir chez Mercedes n’était pas encore scellé, et Horner a vu une brèche. Si Wolff parlait ouvertement de ses pilotes, pourquoi ne pas tester la solidité du projet Mercedes autour de l’un de ses atouts les plus sûrs ?

Horner raconte même s’être interrogé sur l’absence de prolongation rapide pour le Britannique, y voyant le signe que Wolff attendait d’abord une décision de Verstappen avant de verrouiller Russell. Les échanges ont eu lieu peu avant le départ de Horner de Red Bull, en juillet 2025. Russell, lui, est finalement resté chez Mercedes.

Russell ferme la porte : « Zéro intention d’être ailleurs »

Interrogé par beIN SPORTS Asia avant le Grand Prix des États-Unis à Austin, Russell n’a pas cherché à entretenir le suspense. Oui, il était au courant de ces discussions. Non, il n’a jamais envisagé sérieusement de quitter Brackley.

« Pas sérieux du tout, pour être honnête », a-t-il répondu lorsqu’on lui a demandé à quel point une arrivée chez Red Bull avait été envisagée.

Le ton est posé, mais le message est clair : l’épisode relève davantage de la guerre psychologique entre patrons que d’un réel feuilleton de marché des transferts.

Relancé sur l’idée d’une simple manœuvre de distraction de la part de Horner, Russell enfonce le clou et replace l’histoire dans le cadre du duel permanent entre les deux hommes forts du paddock. « J’avais zéro intention d’être ailleurs que chez Mercedes et, bien sûr, entre Toto et Christian, il y a toujours une marmite à remuer, chacun essaie de faire tourner l’autre en bourrique. Donc oui, c’était, je suppose, purement tactique. »

Pas de drame, pas de trahison, pas de transfert avorté à la dernière minute. Juste un épisode de plus dans la rivalité électrique entre Wolff et Horner, où chaque coup de fil, chaque rumeur et chaque phrase lâchée en public devient une arme.

Cette fois, Russell refuse d’être au centre du jeu. Il choisit son camp, l’assume et renvoie la balle aux deux patrons. La prochaine offensive, elle, ne viendra sans doute pas d’un livre, mais de la piste.