Liam Lawson brille à Austin avant les qualifications
Le Circuit of the Americas réussit décidément à Liam Lawson. Guitare en bandoulière quelques heures plus tôt, volant entre les mains ensuite, le Néo-Zélandais a enchaîné les prestations devant une foule acquise à sa cause… et sous le regard de Daniel Ricciardo. Cette fois, c’est bien le chrono qui a parlé.
Sixième temps de la deuxième séance d’essais libres avec un tour en 1’36’’331, Lawson a nettement relevé le niveau après une première séance déjà solide, conclue au dixième rang. Il aurait même pu faire mieux : son meilleur tour en EL1 avait été effacé pour non-respect des limites de piste, le repoussant du neuvième au dixième temps.
La performance brute impressionne. Lawson, lui, refuse de s’enflammer.
« Nous nous battons là où nous sommes habituellement, avec l’espoir d’être un peu plus loin des autres », a-t-il prévenu. Selon lui, viser une neuvième place en qualifications relève déjà du scénario idéal : « Je pense qu’un P9 est probablement le meilleur cas. »
Le décor, lui, lui donne des ailes. Avant même de prendre la piste, Lawson ne cachait pas son plaisir de retrouver Austin.
« Ce serait génial de signer un week-end solide, nous avons fait une bonne saison et une bonne série de courses récemment, a-t-il expliqué. C’est probablement mon circuit préféré du calendrier pour piloter. Je suis excité, il y a toujours une super ambiance ici. »
Cette constance commence à peser dans les bureaux. Lawson se place comme un sérieux candidat pour prolonger l’aventure avec Racing Bulls la saison prochaine. Ni lui ni son coéquipier Arvid Lindblad ne sont encore confirmés pour 2027, mais le Néo-Zélandais coche patiemment les cases. Trois baquets restent à pourvoir pour l’an prochain, alors que le pilote F2 Rafael Camara vient tout juste d’être officialisé chez Haas pour ses débuts en F1.
Leclerc, patron du samedi
Pendant que Lawson s’installe dans le haut du milieu de grille, un homme a régné sans partage sur la journée : Charles Leclerc. Le Monégasque a dominé les deux séances, comme pour planter un drapeau rouge vif sur le Texas.
En EL1, le pilote Ferrari a signé un 1’36’’052, devant Max Verstappen et le champion du monde en titre Lando Norris. Déjà un signal fort. Il a remis ça en EL2, en améliorant encore et en devançant cette fois le leader du championnat, Kimi Antonelli, pour Mercedes, de seulement 0’’042. Une marge infime, mais suffisante pour rappeler qui mène le bal sur un tour.
Interrogé sur la lutte de Ferrari pour la deuxième place du championnat constructeurs, Leclerc a balayé le sujet d’un revers de main. L’obsession est ailleurs : gagner.
Pour lui, l’essentiel se joue course après course, avec une idée fixe jusqu’au drapeau à damier de la saison : accumuler les victoires pour envoyer un message clair. « Gagner des courses d’ici la fin de l’année serait un bon signe », a-t-il insisté.
Austin a déjà choisi ses hommes du jour : Leclerc tout en haut de la feuille de temps, Lawson en outsider inspiré, guitare rangée, casque vissé. Reste à savoir, sous les projecteurs des qualifications, lequel transformera cette promesse en résultat tangible.




