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Dana White clarifie la situation de Farid Basharat

Dana White rectifie le tir après le départ polémique de Farid Basharat

Le cas Farid Basharat continue de faire du bruit dans le monde du MMA. Invaincu, 16 victoires en 16 combats, un impeccable 7-0 dans l’Octogone… et pourtant, plus de contrat avec l’UFC. Le bantamweight se retrouve aujourd’hui agent libre, libre de signer ailleurs, et les supporters n’ont toujours pas digéré la décision.

Sur le papier, le dossier est incompréhensible. Un combattant qui gagne tous ses combats, qui ne connaît pas la défaite sous la bannière de l’UFC, et que l’organisation laisse filer. Mais un chiffre pèse lourd : une seule finition sur ses sept succès dans la cage. Trop peu spectaculaire aux yeux des décideurs ? Le message implicite ressemble à ça.

Depuis l’annonce de sa non-prolongation, la colère gronde chez les fans, qui voyaient en Basharat un prospect solide, fiable, régulier. L’UFC, elle, a tranché. Sans offrir de nouveau contrat.

Dana White recadre ses propres propos

Interrogé récemment sur cette décision, Dana White avait laissé entendre que des problèmes en coulisses, notamment des difficultés avec les matchmakers, pouvaient expliquer pourquoi certains combattants ne sont pas renouvelés. De quoi alimenter immédiatement l’idée que Basharat faisait partie de ces profils jugés “compliqués”.

Le président de l’UFC a tenu à corriger le tir. Face aux médias, lors de la conférence de presse d’avant-combat de l’UFC 333 à Abu Dhabi, il a clarifié qu’il ne visait pas Basharat en particulier lorsqu’il évoquait ces comportements problématiques.

Il a expliqué qu’il parlait de manière générale des raisons qui poussent l’organisation à ne pas renouveler certains contrats, et non d’un cas précis. Basharat n’était donc pas explicitement désigné par ces remarques, même si le timing et le contexte avaient laissé penser le contraire.

Le mal, lui, était déjà fait dans l’opinion.

Basharat se sent lésé, mais garde la porte entrouverte

De son côté, Farid Basharat vit très mal ce départ. Difficile de lui donner tort : sept fois dans l’Octogone, sept fois la main levée. Aucun faux pas sportif. Il l’a répété dans plusieurs vidéos publiées sur les réseaux sociaux, où il raconte sa version des faits et explique pourquoi il estime ne pas avoir eu sa chance à la hauteur de ses résultats.

Il se voit comme un combattant qui a fait tout ce qu’on lui demandait : gagner. L’UFC, elle, attendait manifestement plus que ça. Des finitions, de l’impact, du spectacle brut. La victoire seule ne suffit plus toujours à sécuriser une place dans la plus grande organisation du monde.

Malgré l’amertume, Basharat ne ferme pas totalement la porte. Il a déjà indiqué qu’il serait prêt à revenir si l’UFC revenait sur sa décision. Une hypothèse qui reste très théorique : l’organisation change rarement d’avis une fois une page tournée.

La réalité, aujourd’hui, c’est qu’un bantamweight invaincu se retrouve sur le marché, prêt à être récupéré par une autre promotion de sports de combat. À lui désormais de transformer cette frustration en tremplin. Et de prouver, ailleurs, que laisser partir un 16-0 n’était pas seulement un pari risqué, mais peut-être une erreur stratégique.