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Alexander Volkanovski et Justin Gaethje : un dernier combat pour la ceinture des poids légers

Alexander Volkanovski ne range pas encore les gants. Pas par incapacité à tourner la page, mais parce qu’il entrevoit un dernier défi d’une ampleur rare : un duel de champions face à Justin Gaethje pour la ceinture des poids légers, comme chant du cygne des deux hommes.

Le roi des plumes, déjà double prétendant malheureux au titre des 70 kg, ne réclame pourtant pas ce combat comme un droit. Il le pose comme une possibilité, presque comme une logique sportive et narrative, si toutes les pièces s’imbriquent.

« Je ne suis pas du genre à simplement appeler pour des combats de titre », a rappelé Volkanovski dans un entretien avec The Mac Life.

Il sait que la catégorie des légers déborde de prétendants légitimes. Il sait aussi que Justin Gaethje lui-même flotte entre l’idée de continuer et celle de s’arrêter. C’est précisément dans cette zone grise qu’il tente de s’engouffrer.

Volkanovski imagine un scénario précis : un dernier baroud d’honneur, champion contre champion, sans enliser deux divisions déjà ultra-compétitives. « Peut-être qu’on se met d’accord pour que ce soit notre dernier combat, super fight, champion vs champion. On ne bloque pas les catégories, parce qu’on va se retirer et les laisser avancer », explique-t-il. L’idée est simple : offrir un choc monumental, puis tirer le rideau sans laisser de chaos derrière eux.

Mais ce rêve a un prix, et il est élevé.

Avant d’espérer remonter chez les légers, Volkanovski doit d’abord défendre son trône des plumes ce week-end à Abu Dhabi, en tête d’affiche de l’UFC 333, face à Movsar Evloev, invaincu et affamé. Un piège parfait. Le genre de combat qui brise des plans de carrière si on le prend à la légère. Volkanovski n’a pas ce luxe.

Et même en cas de victoire, la route vers Justin Gaethje reste encombrée. Il lui faudrait ensuite passer devant Arman Tsarukyan, candidat naturel au titre des 70 kg, et devant Ilia Topuria, ancien champion des légers et autre nom lourd de la division. Sportivement, l’australien le sait : il demande à bousculer une hiérarchie déjà en ébullition.

Un autre élément joue en sa faveur : Gaethje n’aime pas les revanches. Volkanovski n’a jamais croisé sa route. L’affiche serait donc neuve, fraîche, vendeuse. Deux ceintures, deux styles, deux mentalités de guerriers prêts à se dire adieu dans une guerre annoncée. Une dernière danse, sans filet.

Reste une question, immense : Justin Gaethje a-t-il encore une guerre de plus en lui ? Et Alexander Volkanovski pourra-t-il franchir Evloev, puis forcer le destin dans une division qui ne l’attend plus vraiment ?