Boulter stoppée en demi-finale à Osaka mais retrouve son trône britannique
Katie Boulter n’ira pas en finale du Japan Open. Elle repart pourtant d’Osaka avec un symbole fort : son statut de numéro un britannique retrouvé.
De retour sur le circuit après avoir été doublée au classement par Sonny Kartal grâce à la finale de cette dernière au Wuhan Open, la joueuse de 30 ans avait une mission claire au Japon. Sa qualification pour le dernier carré, portée notamment par un succès convaincant face à Antonia Ruzic en quart de finale, lui garantit de repasser devant Kartal lors de la prochaine mise à jour du classement mondial. Objectif atteint, même si la journée s’est terminée sur une frustration sportive.
Match contre Katerina Siniakova
Face à Katerina Siniakova, reine du double et numéro un mondiale dans la spécialité, Boulter a subi l’orage d’entrée. Un premier set expédié 6-1, sans véritable échappatoire, l’a laissée à la traîne, débordée par le rythme et la précision de la Tchèque.
La réaction est pourtant venue. Plus agressive, plus juste au service, Boulter s’est offert le premier break du deuxième set et a semblé enfin dicter les échanges. Le match changeait de tonalité, l’Anglaise s’accrochait, les lignes étaient davantage trouvées, les fautes directes réduites.
Mais la mainmise de Siniakova n’a pas duré longtemps. La Tchèque, elle aussi âgée de 30 ans, a resserré le jeu dans les moments clés, gratté deux breaks arrachés au forceps et refermé la porte en 85 minutes, 6-1, 6-4. Une victoire solide qui la rapproche d’un objectif personnel fort : décrocher son premier titre en simple depuis quatre ans.
En finale, Siniakova retrouvera Ashlyn Krueger, tenante du titre à Osaka. L’Américaine de 22 ans a remporté un duel intense face à sa compatriote et tête de série numéro un, Ann Li, au terme d’un bras de fer en trois manches : 6-4, 6-7 (4-7), 6-3. Krueger défendra donc sa couronne dimanche, portée par une nouvelle démonstration de résistance mentale.
Rybakina continue sa saison de feu en Chine
À des milliers de kilomètres d’Osaka, une autre numéro un mondiale signait une nouvelle étape de sa saison majuscule. À Ningbo, en Chine, Elena Rybakina s’est qualifiée pour sa sixième finale de l’année, sa première depuis son sacre à l’US Open en septembre.
L’Ukrainienne a dominé la tête de série numéro six, Diana Shnaider, en deux manches maîtrisées, 6-3, 7-5. Un score qui dit bien la tendance : Rybakina impose sa puissance, puis ferme les débats quand la pression grimpe.
En finale, la tenante du titre retrouvera Leylah Fernandez. La Canadienne s’est imposée 6-3, 7-5 face à la Tchèque Marie Bouzkova, dans un match accroché où sa capacité à accélérer dans le « money time » a fait la différence.
Deux finales, deux histoires : à Osaka, une Siniakova en quête de renaissance en simple face à une Krueger qui refuse de lâcher son territoire. À Ningbo, une Rybakina en pleine domination mondiale opposée à une Fernandez toujours prête à bousculer la hiérarchie. La suite se jouera dimanche, raquette en main, classement en jeu.



