Gaël Monfils défend Elina Svitolina après leur séparation
Gaël Monfils a choisi son moment. Quatre jours après l’annonce publique de sa séparation avec Elina Svitolina, le Français a rompu le silence pour protéger celle qui reste, à ses yeux, bien plus qu’une ex-femme. Dans un long message publié sur Instagram, il a assumé sa part de douleur, mais surtout dénoncé la vague de critiques visant la joueuse ukrainienne, accusée par certains d’avoir précipité sa retraite.
Le ton est posé, mais ferme. Monfils remercie Svitolina pour ce qu’elle a représenté dans sa carrière, tout en demandant au public de respecter sa décision et son intimité.
« Beaucoup ont décidé que son explication n’était pas assez parfaite, et Elina fait face à un type de critiques que je trouve au mieux injustes, au pire venimeuses », écrit-il notamment.
Une séparation au cœur de sa retraite
L’histoire s’est emballée lorsque les détails de la rupture ont commencé à filtrer. Selon L’Équipe, Svitolina aurait appelé Monfils fin septembre pour lui annoncer qu’elle voulait mettre fin à leur mariage.
Lui se trouvait alors à Dubaï avec leur fille, Skai. Elle, en tournée en Asie, engagée à Pékin.
Ce coup de fil l’aurait brisé. Dans la foulée, Monfils se retire de ses derniers tournois. Lui qui prévoyait de dire adieu au circuit au Rolex Paris Masters, en novembre, devant un public français prêt à saluer vingt-deux ans de carrière, renonce à cette sortie rêvée.
Il informe finalement l’International Tennis Integrity Agency de sa retraite, effective au 5 octobre. Sa défaite au deuxième tour de l’US Open face à Learner Tien restera donc son dernier match en simple sur le circuit.
L’ancien numéro 6 mondial s’arrête avec 13 titres ATP et deux demi-finales en Grand Chelem. Une trajectoire marquée par l’explosivité, le spectacle, mais aussi par les blessures et les retours à contre-courant.
Svitolina a reconnu que leur séparation avait pesé dans la décision abrupte de Monfils. Lui, dans son message, ne revient pas sur le détail de ce moment charnière. Il préfère déplacer le projecteur.
Svitolina sous le feu, Monfils en bouclier
Sur les réseaux sociaux, la révélation de ce contexte intime a déclenché une tempête.
Certaines supporters ont accusé Svitolina d’avoir « gâché » le baroud d’honneur de Monfils à Paris. D’autres ont mis en doute les raisons qu’elle a avancées pour expliquer la fin de leur mariage, notamment le poids émotionnel de la guerre en Ukraine et d’autres épreuves personnelles.
Une partie du public lui reproche de ne pas avoir attendu la fin de la saison, voire la fin du Paris Masters, avant de prendre sa décision.
Cette virulence a, à son tour, suscité des réactions indignées. L’ancienne joueuse et coach australienne Rennae Stubbs a pris publiquement la défense de Svitolina, rappelant que personne, en dehors du couple, ne peut prétendre comprendre tout ce qui se joue dans un mariage.
Monfils partage ce constat et ne cache pas sa lassitude devant le tribunal des réseaux.
« Je suis profondément reconnaissant que le public se sente aussi investi dans mon bonheur, mais le manque de grâce et de bienveillance envers Elina m’attriste », écrit-il encore.
Il rappelle aussi une évidence que beaucoup semblent oublier : une relation ne se résume jamais à quelques lignes de communiqué ou à un post sur un écran. Il y a tout ce qui ne se dit pas, tout ce qui ne se voit pas.
« Nous ne sommes plus un couple, mais nous restons une famille »
Au milieu du tumulte, Monfils insiste sur l’essentiel.
Son respect pour Svitolina n’a pas disparu avec la fin de leur vie de couple. Il souligne même le rôle déterminant qu’elle a joué dans la prolongation de sa carrière, à des moments où les blessures et le doute l’avaient presque convaincu de tout arrêter plus tôt.
« Elina et moi ne sommes peut-être plus un couple, mais nous restons une famille », écrit-il.
Au centre de cette famille, une petite fille : Skai. Née en octobre 2022, elle demeure leur priorité commune.
Le couple, marié depuis juillet 2021, était devenu l’un des duos les plus identifiables du circuit. Leur complicité avait même trouvé un prolongement sur le court, avec une demi-finale en double mixte à l’US Open 2026. Une image forte d’un binôme aussi médiatique que sincère.
Aujourd’hui, le décor a changé. Les regards se posent sur la fin d’une histoire amoureuse, sur une retraite abrupte, sur une championne ukrainienne déjà marquée par la guerre dans son pays, désormais prise pour cible par une partie du public.
Monfils, lui, tente de remettre un peu d’humanité dans le débat. Il demande que l’on distingue les personnages publics des êtres humains derrière.
« Elina a ses combats à mener, comme j’ai les miens », rappelle-t-il.
Pour un joueur célébré toute sa carrière pour sa résilience, le message est clair : son mariage s’achève, sa carrière aussi, mais il refuse que Svitolina devienne le bouc émissaire de cette page qui se tourne. La suite se jouera loin des tribunes, là où les histoires ne se notent pas au classement ATP.




