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Coachella Valley se prépare pour la Draft G League

À Los Angeles, tous les projecteurs sont braqués sur les Lakers et leur début de saison parfait. Mais en coulisses, loin du glamour de la NBA, la franchise a passé la semaine à manœuvrer sur un autre front décisif : la construction de sa nouvelle équipe de développement, Coachella Valley, à la veille d’une draft G League qui pourrait poser les bases de son avenir.

Coachella Valley se repositionne avant la draft

Samedi 24 octobre marque la Draft 2026 de la NBA G League. Pour Coachella Valley, récemment relocalisée et encore en pleine structuration, c’est un premier tournant. La franchise arrive à ce rendez-vous avec deux choix de premier tour, les numéros 21 et 22. Déjà intéressant. Mais la journée de vendredi a tout changé.

Juste avant la victoire des Lakers face aux Los Angeles Clippers, la filiale californienne a renforcé son arsenal en picks. Coachella Valley a officialisé un échange avec le Birmingham Squadron, l’équipe affiliée aux New Orleans Pelicans.

La transaction est simple sur le papier, mais lourde de sens. Coachella Valley envoie les droits de joueur de retour d’Ethan Taylor à Birmingham. En retour, la franchise récupère deux choix de deuxième tour supplémentaires : ceux appartenant initialement à College Park et Noblesville. Le Squadron, lui, reçoit un choix de deuxième tour provenant à l’origine de Noblesville, via Rio Grande Valley.

Résultat : en plus de ses deux choix de premier tour, Coachella Valley se retrouve désormais avec les numéros 10 et 13 au deuxième tour. Quatre sélections dans une même draft G League. Un luxe, mais aussi une arme stratégique.

La question n’est pas seulement qui sélectionner. Elle est aussi de savoir combien de ces choix seront réellement utilisés. Les équipes de G League passent régulièrement sur les sélections tardives, préférant garder des places libres pour des joueurs coupés de la NBA ou des renforts plus expérimentés. Coachella Valley, elle, dispose maintenant de marge de manœuvre, que ce soit pour drafter, échanger, ou simplement garder des options ouvertes.

Des noms connus en ligne de mire

Cette draft ne manque pas de relief. Parmi les joueurs attendus disponibles, un nom attire forcément l’attention : Jeremy Sochan. L’ailier, champion NBA 2026 avec les New York Knicks, vient de quitter les Portland Trail Blazers et se retrouve potentiellement sur le marché G League.

Voir un profil avec une telle expérience NBA à ce niveau change la donne. Pour une équipe en construction comme Coachella Valley, ce type de joueur peut servir de pilier, de repère, voire de vitrine. Les nouveaux picks acquis donnent à la franchise une vraie capacité de réaction si la draft prend une tournure inattendue ou si un talent glisse plus bas que prévu.

Dans une ligue de développement où les effectifs se renouvellent sans cesse, disposer de quatre sélections, dont deux dans le haut du deuxième tour, offre une rare flexibilité. Coachella Valley peut viser un mélange de paris sur le potentiel et de joueurs plus mûrs, capables de contribuer tout de suite.

Jack Doumbia Jr., la première pierre internationale

Le travail de fond ne date pas de cette semaine. Cet été déjà, les Lakers avaient utilisé un autre levier : l’International Draft de la G League. Avec le 19e choix global, Coachella Valley a sécurisé les droits de Jack Doumbia Jr., ailier de 1,98 m, international ivoirien.

Ce choix ne garantit pas sa présence dans l’effectif, mais verrouille ses droits en G League. Autrement dit, si le staff décide de l’intégrer, la porte est déjà ouverte.

Le parcours de Doumbia raconte une histoire de persévérance. Six saisons universitaires, deux junior colleges, trois programmes de Division I. Un itinéraire sinueux, mais formateur.

À Norfolk State, entre 2022 et 2024, il pose les bases. Puis il change de dimension à Wright State en 2024-2025 : 11,6 points, 5,7 rebonds, 1,8 passe, 1,0 interception de moyenne, avec une adresse de 53,6 % au tir. Le tout en sortant principalement du banc. Un rôle de sixième homme énergique, capable d’impacter le match sans forcément monopoliser le ballon.

Cette saison-là lui ouvre une nouvelle porte, cette fois à Towson pour sa dernière année d’éligibilité universitaire. Ses chiffres y restent solides : 10,7 points, 5,6 rebonds, 1,8 passe, 1,1 interception, à 43,9 % au tir, en 32 apparitions dont six titularisations. Son tir extérieur, en revanche, reste un point noir : seulement 12,2 % à trois points.

Malgré cette faiblesse, Doumbia s’impose comme une pièce importante de la rotation. Il termine meilleur intercepteur de Towson avec 35 ballons volés et deuxième contreur de l’équipe avec 15 contres. Un profil d’ailier polyvalent, intense, capable de défendre plusieurs positions et d’apporter de l’énergie en sortie de banc. Exactement le genre de joueur qui peut se faire une place en G League par le travail et l’impact défensif.

Une nouvelle filiale qui veut aller vite

Avec les droits de Jack Doumbia Jr. déjà sécurisés et quatre choix de draft ce samedi, Coachella Valley se retrouve à un moment charnière. La franchise n’est plus seulement une extension administrative des Lakers. Elle devient un laboratoire, un terrain d’expérimentation, un espace où se construisent les prochaines histoires de la rotation NBA.

Les Lakers ont déjà posé le décor au plus haut niveau avec leur début de saison sans faute. Reste à savoir si, dans le désert de Coachella Valley, leur nouveau programme de développement saura, lui aussi, transformer ce capital de picks et de paris en une véritable pépinière de talents.