Los Angeles Lakers dominent les Clippers dans un derby intense
À Los Angeles, le derby a changé de mains. Et il a désormais un nouveau visage.
Austin Reaves a pris le match à son compte avec 28 points et neuf passes, Walker Kessler a imposé sa loi dans la raquette avec 22 points et six contres, et les Los Angeles Lakers ont dominé les Los Angeles Clippers, 125-117, vendredi soir, pour signer un deuxième succès en autant de rencontres cette saison. Neuf victoires sur les treize derniers duels entre voisins : la hiérarchie locale se confirme.
Les Lakers ont pourtant failli gâcher une soirée parfaitement maîtrisée. Devant largement après la pause, ils ont vu leur avance fondre jusqu’à six unités dans le money-time. C’est à ce moment-là que Reaves et Kessler ont fermé la porte. L’un en contrôlant le tempo et en sanctionnant à mi-distance, l’autre en terminant près du cercle et en protégeant le sien. Deux actions décisives, et le Staples Center a compris que la nuit serait jaune et violette.
Kessler, pour son premier exercice sous le maillot angelino, s’installe déjà comme une pièce maîtresse. Après ses 20 points minimum lors de ses deux premières sorties, il enchaîne une deuxième rencontre de suite au-delà de cette barre, une première dans ses cinq saisons en NBA. Le pivot de 2,18 m a pourtant commencé par manquer son tout premier tir en saison régulière avec les Lakers, un lay-up trop court sur la possession initiale, lui qui restait sur un parfait 12 sur 12 lors de ses débuts tonitruants contre Golden State. Derrière, il a simplement enquillé ses huit tentatives suivantes, ajouté huit rebonds et verrouillé l’anneau.
Face à eux, Luka Doncic a vécu une soirée paradoxale. Les 23 points sont là, mais aussi 11 ballons perdus, record en carrière, qui ont plombé les Clippers. L’équipe a terminé avec 26 pertes de balle, un gouffre impossible à combler à ce niveau. Darius Garland a bien tenté de maintenir les Clips à flot avec 26 points et six passes, confirmant les promesses de la large victoire inaugurale contre Sacramento dans cette saison de reconstruction. Brook Lopez, 38 ans et toujours aussi précieux, a ajouté 22 points en sortie de banc, dont 15 avant la pause. Insuffisant pour masquer la casse.
Rui Hachimura, lui, a retrouvé son ancienne maison. De retour sur l’autoroute I-110 dans l’autre sens, l’ailier a signé 16 points et six rebonds pour les Clippers face à la franchise où il a passé trois saisons et demie. Une soirée particulière, sans cadeau sur le parquet.
Les Lakers, eux, ont déroulé un collectif massif : six joueurs à 13 points ou plus, avec notamment les 14 unités du nouveau venu Ziaire Williams. Une profondeur offensive qui a fait la différence quand le match s’est tendu.
Tatum fait plier New York
À l’Est, Jayson Tatum a rappelé pourquoi il est le patron à Boston. Avec 36 points, dont 25 après la pause, il a porté les Celtics vers un succès arraché face aux New York Knicks, 107-103. Dans un match accroché, 12 changements de leader, quatre égalités, Boston a frappé au moment clé : un troisième quart-temps remporté 33-24 pour transformer un petit point d’avance à la mi-temps en matelas de dix points avant le dernier acte.
L’écart est monté jusqu’à +12 (91-79). New York a alors répliqué. Un run de 12-3, un dunk en deuxième chance de Karl-Anthony Towns pour ramener les Knicks à 94-91, puis un tir longue distance de Josh Hart pour revenir à 99-96. La championne en titre poussait fort.
Neemias Queta a ensuite perdu un ballon qui a offert à Jalen Brunson un floater plein de sang-froid. Mais Tatum a immédiatement calmé la révolte avec un tir à mi-distance à 1’11 de la fin, pour remettre Boston devant, 101-98. Quand OG Anunoby a converti deux lancers pour revenir à -3 (103-100) dans la dernière minute, Tatum a de nouveau pris la responsabilité : un tir primé depuis l’aile, comme un coup de massue.
Les Knicks, désormais à 0-2 après leur revers inaugural contre les Philadelphia 76ers, ont pourtant affiché un visage offensif complet : 22 points pour Karl-Anthony Towns, cinq joueurs à plus de dix unités, Anunoby en quasi triple-double (20 points, 10 rebonds, huit passes), Deuce McBride à 20 points et Brunson à 19. Mais dans les dernières possessions, la différence s’est faite sur la main la plus sûre du parquet.
Memphis renverse Golden State dans un final fou
Plus au nord de la Californie, Golden State a cru tenir une victoire référence. À 3’47 de la fin, un tir primé de De’Anthony Melton donnait 12 points d’avance aux Warriors (106-94). La suite tient du cauchemar pour les hommes de la Baie.
Plus un seul panier inscrit dans le jeu. Neuf tirs manqués d’affilée. Et en face, Memphis qui s’enflamme.
Portés par un Cameron Boozer monumental, les Grizzlies ont signé un run de 17-0 pour renverser la rencontre et s’imposer 111-108. Boozer a planté le tir de la gagne à 20 secondes du buzzer, un jumper plein de maîtrise, pour conclure sa soirée à 25 points et 13 rebonds. Une démonstration de caractère dans les dernières minutes.
Stephen Curry avait pourtant posé les bases avec 24 points. Le rookie Yaxel Lendeborg, pour sa grande première à domicile, avait lui aussi répondu présent : 18 points, 13 rebonds, six passes, un impact total. Mais Golden State a explosé en vol dans le money-time, incapable de trouver la moindre solution offensive quand Memphis a haussé le ton.
Ty Jerome, étincelant lors du match d’ouverture avec 45 points dans le succès 123-103 contre Utah, a confirmé sa forme du moment avec 28 unités. Là encore, sans récompense au tableau d’affichage.
Une soirée de saison régulière, trois scénarios différents, un même constat : les attaques flambent déjà, mais ce sont encore les nerfs et la lucidité dans les dernières possessions qui tracent la première esquisse de la hiérarchie.




