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Yaxel Lendeborg : première nuit explosive contre Luka Doncic

Yaxel Lendeborg, rookie tardif mais grande gueule : première nuit bouillante face à Luka Doncic

Le baptême NBA de Yaxel Lendeborg n’a rien eu d’un tour de chauffe. Pas de petits bouts de match discrets, pas de regards timides vers le banc. Pour sa grande première avec les Golden State Warriors, l’ailier de 24 ans s’est retrouvé directement propulsé face aux Los Angeles Lakers et à leur superstar irritable et irrésistible : Luka Doncic.

Score final : 127-105 pour les Lakers. Une claque. Et au milieu de ce blowout, une joute verbale qui a déjà donné un visage au rookie.

Un rookie qui parle fort, une star qui répond encore plus fort

Lendeborg n’a pas attendu d’avoir dix ans de carrière pour ouvrir la bouche. Au cœur du match, il se lance dans le trash-talk avec Doncic. Après la rencontre, il lâche qu’il a « perdu tout respect » pour le Slovène, qu’il accuse de jouer pour obtenir des fautes et de se plaindre sans cesse auprès des arbitres.

Sur le parquet, Doncic a répondu de la manière la plus brutale qui soit : 28 points, une maîtrise totale du tempo… et surtout un tir viral depuis la moitié de terrain, un missile de 49 pieds qui a fait exploser la salle et les réseaux. Message implicite, mais limpide : le patron, c’est encore lui.

Autre message, plus direct cette fois, adressé au rookie : détends-toi. À 24 ans, Doncic était déjà multiple All-Star, membre des All-NBA First Teams, installé depuis longtemps au sommet de la ligue. Lendeborg, lui, découvre seulement l’univers. Même âge, mais pas du tout la même chronologie.

« Je suis en NBA, je vis le rêve »

La différence de CV n’empêche pas le rookie de camper sur ses positions. Devant les médias, Lendeborg assume son caractère et son parcours.

« Je vais toujours être moi-même, mec. Je ne me soucie pas de ce que qui que ce soit peut dire », confie-t-il, cité par le journaliste Joseph Dycus. Il sait que certains le jugent, que les critiques fusent déjà, parfois confortablement installées « sur le canapé » comme il le souligne.

Le refrain sur son âge revient sans cesse : « le rookie de 24 ans ». Lendeborg, lui, y voit au contraire une victoire personnelle. « J’ai 24 ans, je suis en NBA, j’ai le meilleur job du monde, je viens de faire venir ma mère en Californie. Je vis le rêve. »

Son discours est clair : tant qu’il fait son travail sur le terrain, le reste glisse. « Je m’en fiche complètement. Je serai toujours moi-même. C’est comme ça qu’on m’a appris, comme ça que j’ai été élevé. Je suis heureux de ma vie, quoi qu’il arrive. »

Un chemin cabossé jusqu’à la Draft

Si Lendeborg arrive si tard dans la ligue, ce n’est pas par manque de talent, mais parce que son histoire ne ressemble pas au modèle standard du prodige formaté dès l’adolescence.

À Pennsauken High School, il n’intègre même pas l’équipe. Ses notes l’en empêchent. Lui et sa mère doivent d’abord rattraper le retard scolaire avant de penser au basket. Il ne se met sérieusement au jeu organisé qu’aux alentours de ses 18 ans, à un âge où beaucoup de futurs pros sont déjà ciblés par les grandes universités depuis longtemps.

Il démarre alors en junior college, à Arizona Western College, en 2020, loin des projecteurs des grandes facs de Division I. Étape suivante : UAB. Il entre un temps dans les radars de la Draft 2025, puis se retire et décide de miser encore sur lui-même. Nouveau transfert, nouvelle marche : University of Michigan, sous les ordres de Dusty May.

Ce pari change sa vie. Une saison supplémentaire en NCAA, un titre national, un trophée de Big Ten Player of the Year, et soudain, son nom grimpe dans les boards. En 2026, les Warriors le choisissent en 11e position de la Draft. Un « vieux » rookie, certes, mais un joueur façonné par les détours, les obstacles et les paris personnels.

Face à Doncic, le respect perdu… et une leçon gagnée

Le plus frappant, dans son discours d’après-match, c’est ce mélange de défiance et de lucidité. Lendeborg répète qu’il a « totalement perdu le respect » pour Doncic à cause de ce qu’il considère comme du « foul-baiting », cette manière d’arracher des fautes en exagérant les contacts.

Mais derrière la pique, il reconnaît aussi avoir appris quelque chose de cette nuit-là, en se retrouvant face à l’un des meilleurs joueurs du monde.

Il avoue être entré sur le parquet avec une vraie inquiétude : peur de se faire marcher dessus, que Doncic empile les points sur sa tête. Finalement, cette peur se transforme en déclic. Il estime avoir bien défendu, avoir tenu le choc. De quoi lui donner envie d’en redemander : « J’ai hâte d’avoir d’autres duels. Espérons juste pas avec un mec qui cherche autant les fautes, mais on verra bien. »

Un caractère déjà bien trempé

Dans une ligue où beaucoup de rookies choisissent la diplomatie, Lendeborg arrive sans filtre. Il parle, il assume, il provoque. Il se frotte à une superstar dès son premier match, perd largement, mais repart avec la conviction d’avoir sa place, peu importe l’écart de palmarès.

Golden State sait désormais une chose : son 11e choix de Draft ne sera pas un figurant silencieux. Et pour un joueur qui a commencé le basket sérieux à 18 ans, qui a gravi chaque étage à la force du coude, le prochain duel avec Luka Doncic ressemble déjà à un rendez-vous coché en rouge sur le calendrier.