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Vaibhav Sooryavanshi : l'opportunité à Hagley Oval

À Hagley Oval, à Christchurch, l’histoire pourrait enfin s’ouvrir pour Vaibhav Sooryavanshi.

Le jeune prodige indien, laissé de côté lors de six T20 internationaux d’affilée puis encore sur le banc lors du premier match de la série en Nouvelle-Zélande, se retrouve soudain au centre du débat. L’Inde mène 1-0 dans cette série en cinq manches, mais c’est un nom qui n’a pas encore figuré sur la feuille de match qui capte l’attention.

Une blessure qui change tout

La porte s’entrouvre à la faveur d’un coup dur pour un autre. Ishan Kishan, touché à l’aine, est forfait pour ce deuxième T20I. Son absence libère une place dans l’ordre de frappe, un vide que le profil de Vaibhav Sooryavanshi remplit presque naturellement.

Explosif en haut de l’ordre, capable de transformer une bonne entame en départ canon, le teenager apparaît comme le choix le plus logique pour accompagner l’ouverture. Depuis des semaines, une partie du public réclame sa présence. Le contexte est idéal : ne toucher à aucun des ouvreurs déjà installés, tout en injectant une dose de puissance supplémentaire.

Sur le papier, tout s’aligne. Sur le terrain, rien n’est encore garanti.

Un dilemme clair : puissance au bâton ou renfort au lancer ?

Un élément complique le tableau. Le staff indien réfléchit sérieusement à une autre option : Varun Chakravarthy. Un choix qui changerait complètement la structure de l’équipe, en privilégiant un lanceur supplémentaire plutôt qu’un remplaçant poste pour poste au bâton.

Le premier T20I a laissé une trace nette : 225 points concédés. Une alerte. Renforcer le secteur du bowling a donc du sens, surtout sur un terrain où les marges peuvent fondre très vite si les lanceurs perdent le fil.

Si Varun Chakravarthy est retenu, la patience de Vaibhav Sooryavanshi devra s’étirer encore. Et avec elle, le débat grandissant sur l’utilisation – ou plutôt la sous-utilisation – de l’un des jeunes batteurs les plus excitants du moment.

Un CV court, mais déjà parlant

Sa dernière apparition sous le maillot indien remonte à la finale pour l’or des Jeux asiatiques contre le Pakistan : 15 points, sans éclat majeur mais dans un contexte de forte pression. Sur l’ensemble de ses huit T20I, il cumule 246 points, moyenne de 30,75, avec un sommet à 81 contre le Zimbabwe en juillet. Des chiffres qui racontent un joueur déjà capable de construire une manche, pas seulement de frapper fort par à-coups.

Ce n’est pas un pari aveugle. C’est un profil testé, avec des repères internationaux, laissé en suspens au moment où beaucoup estiment qu’il devrait justement être consolidé.

L’attente du toss

Tout se jouera au moment du toss, lorsque les feuilles d’équipes seront dévoilées. Un nom suffira à faire monter le volume dans les tribunes et devant les écrans.

Si celui de Vaibhav Sooryavanshi apparaît en tête d’ordre, l’Inde offrira enfin à son jeune frappeur la scène qu’une partie du pays lui promet depuis des semaines. S’il manque encore à l’appel, la question ne disparaîtra pas pour autant.

Combien de temps encore une équipe qui cherche des départs tonitruants peut-elle se priver d’un batteur taillé précisément pour ce rôle ?