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Scottie Barnes domine, Toronto bat Washington

Les Toronto Raptors ont débarqué à Washington avec une idée très simple : défendre dur, courir fort, repartir avec une deuxième victoire. Mission accomplie. Portés par un Scottie Barnes dominateur, ils se sont imposés 112-102 face aux Washington Wizards, vendredi soir, en prolongeant un début de saison défensif déjà impressionnant.

Barnes en patron, la défense en étendard

Scottie Barnes a tout fait, et il l’a fait à haute intensité : 28 points, 14 rebonds, une présence constante des deux côtés du parquet. À chaque fois que Washington a cru pouvoir revenir, c’est lui qui a remis un couvercle sur la rencontre, au rebond, en percussion ou en finition près du cercle.

Autour de lui, les lieutenants ont répondu présent. RJ Barrett a ajouté 23 points, agressif vers le panier et tranchant dans ses prises de décision. Kawhi Leonard, plus discret mais terriblement efficace, a compilé 16 points tout en donnant le ton défensivement, comme souvent.

Toronto a encore construit sa victoire sur la pression défensive. Après avoir forcé 27 ballons perdus à Chicago lors de leur ouverture de saison mercredi, les Raptors ont poussé les Wizards à 23 pertes de balle. Trop de munitions offertes à une équipe qui aime courir et punir en transition.

Un départ canon, Washington asphyxié

Dès l’entre-deux, le décor était planté. Barrett et Leonard ont dégainé de loin pour lancer le match. L’écart a vite gonflé : Collin Murray-Boyles a intercepté un ballon et conclu en dunk pour porter le score à 22-11, au terme d’un 12-3 qui a coupé le souffle de la salle.

Le début du deuxième quart-temps a confirmé la mainmise canadienne. Barrett puis Allen Graves ont inscrit les deux premiers paniers de la période : 38-21 pour Toronto, et l’impression que les Wizards jouaient constamment en retard, débordés dans les duels, dominés au rebond.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 18-6 au rebond offensif pour Toronto, 52-32 pour les points inscrits dans la raquette. Les Raptors ont contrôlé la peinture, imposé le contact, gratté des secondes chances à la chaîne. Washington a passé la soirée à subir ce déficit physique.

Le sursaut des Wizards… vite refroidi

Washington, pourtant, n’a pas lâché. Trae Young (22 points, 12 passes) a pris le jeu à son compte, accélérant le tempo, trouvant ses shooteurs et redonnant de la vie à une attaque jusque-là étouffée. Tre Johnson a ajouté 20 points, apportant du scoring précieux pour garder l’équipe à flot.

Le moment clé est venu au retour des vestiaires. Sur un lay-up de Bilal Coulibaly, les Wizards sont revenus à 64-61, pour la première fois à une possession depuis le premier quart-temps. Un 9-0 a même ramené l’écart à un seul petit point, la salle s’est réveillée, le doute a brièvement changé de camp.

Jamison Battle a entretenu l’espoir en fin de troisième quart-temps avec un tir à trois points pour ramener Washington à 81-77. Le match semblait enfin devenu un vrai bras de fer.

Mais Toronto n’a jamais cédé la main. Les Raptors ont gardé une avance de plusieurs possessions tout au long du dernier quart, en remettant la pression sur la balle, en dominant toujours le rebond offensif et en trouvant des paniers proches du cercle quand il fallait calmer la révolte.

Anthony Davis retombe sur terre

Après ses 34 points pour son deuxième match en carrière mercredi lors de la victoire inaugurale de Washington, Anthony Davis a cette fois buté sur le mur canadien. Limité à 9 points, avec un modeste 3 sur 12 au tir, il n’a jamais trouvé son rythme. Chaque tentative semblait contestée, chaque prise de position bousculée.

Face à une équipe aussi agressive dans la raquette, son manque d’adresse a pesé lourd. Washington avait besoin de lui pour compléter l’impact de Trae Young et Tre Johnson. Il a manqué, et Toronto n’a pas laissé passer l’occasion.

Toronto en confiance, Washington déjà sous pression

Deux matches, deux victoires, et surtout une identité claire : ces Raptors-là gagnent en étouffant l’adversaire. Le voyage continue dès dimanche avec un déplacement à Minnesota, un test intéressant face à une autre équipe physique, où la bataille dans la peinture promet encore d’être féroce.

Pour les Wizards, le calendrier ne laisse aucun répit. Ils enchaînent dès samedi avec un déplacement à Chicago pour conclure leur premier back-to-back de la saison. Après avoir couru derrière le score presque tout le match à domicile, une question s’impose déjà : cette équipe saura-t-elle protéger mieux le ballon et tenir le combat intérieur quand les matches vont s’enchaîner ?