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Minnesota écrase Orlando malgré un Anthony Edwards en difficulté

ORLANDO (Floride) — La star était ailleurs, mais Minnesota a tout de même marché sur Orlando.

Anthony Edwards sortait d’une soirée à 45 points à Miami. Cette fois, il a arrosé. Beaucoup. Il termine avec 15 points à 5 sur 23 au tir, seulement 2 sur 9 de loin. Et pourtant, les Timberwolves ont écrasé le Magic 115-93, pour porter leur bilan à 2-0, leur meilleur départ depuis cinq ans.

Minnesota gagne sans la version « superstar » d’Edwards

Edwards a planté son premier tir, un 3 points plein de confiance. Puis le trou noir. Dix tirs manqués d’affilée, une défense d’Orlando qui le tient plutôt bien, et une soirée qui aurait pu tourner au piège pour Minnesota.

Elle s’est transformée en démonstration collective.

Jaden McDaniels a égalé Edwards avec 15 points, Rudy Gobert a imposé sa loi dans la raquette avec 14 points et 9 rebonds, et tout le reste a suivi le mouvement. Les Timberwolves n’ont jamais été menés une seule seconde. Ils ont pris le contrôle très tôt et ne l’ont plus lâché.

La clé ? Le rebond. Sans discussion.

Minnesota a dominé le verre 60-43, avec un gouffre sur les rebonds offensifs : 21-8. Ces secondes chances ont produit 17 points, mais surtout un sentiment constant d’étouffement pour Orlando. Le Magic n’a pas pris le moindre rebond offensif pendant les 19 premières minutes de la rencontre. Dans une ligue où chaque possession compte, c’est rédhibitoire.

Un troisième quart-temps qui assomme Orlando

Le match restait encore jouable à la pause. Puis le troisième quart-temps est arrivé.

Minnesota a passé un 29-15 au Magic, a creusé un écart de 26 points, et l’affaire était pliée. L’écart sur le tableau d’affichage reflétait enfin ce que l’on voyait déjà dans l’intensité, dans la dureté au rebond, dans la propreté des possessions.

Avec une telle marge, Chris Finch a pu ouvrir largement son banc et reposer ses cadres sur une bonne partie du quatrième quart-temps. Les titulaires n’ont pas eu à forcer, luxe rare si tôt dans la saison.

Le Magic, maladroit et sans seconde chance

Orlando n’a pas seulement perdu la bataille du rebond. Il a aussi perdu celle de l’adresse.

Le Magic termine à 44 % au tir, mais surtout à 20,5 % derrière l’arc. Trop peu pour inquiéter une équipe aussi disciplinée défensivement. Franz Wagner et Desmond Bane symbolisent ces difficultés extérieures : 1 sur 6 pour le premier, 1 sur 9 pour le second, soit un 2 sur 15 combiné à 3 points. Wagner sauve tout de même sa feuille de stats avec 18 points.

Wendell Carter Jr. a été le plus constant, avec 20 points et 9 rebonds, essayant tant bien que mal de répondre au défi physique imposé par Gobert et la raquette de Minnesota. Paolo Banchero, lui, a compilé 14 points et 6 rebonds avant de quitter le match, gêné par une douleur à la cheville droite qui l’a tenu éloigné du parquet dans le quatrième quart-temps.

Orlando n’a inscrit que 7 points sur les 7 ballons perdus des Timberwolves. À l’inverse, Minnesota a transformé chaque maladresse du Magic et chaque tir raté en opportunité pour punir. Quand une équipe domine autant le rebond, défend sans faire de cadeaux et contrôle les pertes de balle, la marge d’erreur de l’adversaire devient minuscule.

Un début de saison qui donne le ton

Deux matches, deux victoires, un leader offensif maladroit mais une équipe qui gagne quand même : le message envoyé par Minnesota est clair. Cette version des Timberwolves ne dépend pas uniquement des coups de chaud d’Anthony Edwards. Elle sait gagner par la défense, par le rebond, par la profondeur.

La suite arrive vite : réception de Toronto dimanche pour tenter de prolonger ce départ parfait.

Pour Orlando, la route mène au Madison Square Garden pour y défier les New York Knicks, avec déjà une question lourde en tête : cette équipe peut-elle corriger assez vite ses manques au rebond et à 3 points pour ne pas s’installer dans une spirale négative dès le mois d’octobre ?