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Britt McHenry : Promotion à Démission en 24 Heures Après un Scandale

Britt McHenry, promue et poussée vers la sortie en 24 heures après un incident en tribunes

La trajectoire a été fulgurante. Et brutalement interrompue. En l’espace de 24 heures, Britt McHenry est passée d’une promotion au sein de l’administration Trump à une démission forcée, sur fond de scandale en plein match NBA.

Mercredi, l’ancienne journaliste d’ESPN annonçait son nouveau rôle de conseillère presse au département d’État. Un poste sensible, au cœur de la communication de la diplomatie américaine, décroché six semaines après son arrivée dans l’orbite Trump, où elle gérait déjà les relations médias autour de la démission de Kimberly Guilfoyle.

Le lendemain, tout s’effondre.

Un gobelet, une vidéo, une démission

Jeudi soir, Washington DC. Salle comble pour la rencontre entre les Washington Wizards et les Milwaukee Bucks. En tribunes, McHenry se retrouve au centre d’une altercation filmée par d’autres spectateurs. Sur les images, on la voit jeter un verre sur une autre personne dans le public.

La sécurité intervient. McHenry est escortée hors du stade sous une pluie de huées. La scène tourne vite sur les réseaux et dans les médias.

Selon les premiers récits, l’incident éclate après des échanges tendus avec des supporters assis derrière elle, qui auraient pris pour cible Kyle Kuzma en s’attaquant verbalement à sa fiancée, le mannequin Winnie Harlow. La tension monte, le ton dérape, puis le geste de trop : le lancer de boisson. La soirée bascule.

Le New York Post rapporte qu’à la suite de cet épisode, elle a été contrainte de présenter sa démission de son poste au département d’État. Vingt-quatre heures à peine après sa promotion.

Un passé déjà marqué par la controverse

Ce n’est pas la première fois que le comportement de Britt McHenry lui coûte cher. En 2015, elle avait déjà été suspendue par ESPN après la diffusion d’une vidéo où on la voyait invectiver violemment une employée d’une société de remorquage. L’épisode avait durablement écorné son image publique.

Après ESPN, McHenry s’était tournée vers les médias conservateurs, enchaînant des postes à Fox News puis à Real America’s Voice. Un parcours qui l’avait finalement menée jusqu’à l’administration Trump, prête à capitaliser sur son profil médiatique pour renforcer sa communication.

Le mois dernier encore, elle célébrait publiquement sa nomination au département d’État. Sur Instagram, elle se disait « honorée » de servir « la plus haute institution diplomatique » du pays. Depuis, son compte X a été supprimé, comme pour tenter d’effacer les traces d’une ascension aussi rapide que sa chute.

Une administration où les carrières se brisent vite

Ce nouvel épisode s’inscrit dans un schéma désormais familier à Washington. L’administration Trump s’est taillé une réputation de machine à broyer les communicants, où les mandats se comptent parfois en jours.

La semaine précédente, Katie Zacharia avait été limogée de son poste de porte-parole de la Maison-Blanche après seulement cinq jours. Elle était déjà la sixième personne à occuper cette fonction sous Trump, un record en nombre de titulaires comme en brièveté de certains passages.

Sean Spicer, Stephanie Grisham, Kayleigh McEnany : tous ont quitté le pupitre de la Maison-Blanche en moins d’un an. Dans ce climat, la moindre erreur publique, la moindre vidéo virale, peut devenir un couperet.

Pour Britt McHenry, ce couperet est tombé au milieu d’un match de saison régulière, un soir de NBA, loin des salons feutrés de la diplomatie. Une carrière politique naissante stoppée net par un gobelet jeté depuis les tribunes.