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Dallas Mavericks dominent les Indiana Pacers, inquiétude autour de Cooper Flagg

INDIANAPOLIS — La soirée devait célébrer le retour de Tyrese Haliburton devant son public. Elle a finalement mis en lumière la dureté de Dallas, la froideur du score et l’inquiétude autour de Cooper Flagg.

Les Dallas Mavericks ont dominé les Indiana Pacers 121-105, portés par 24 points de Kyrie Irving, clinique derrière l’arc avec un 5 sur 10 à trois points, et par la puissance de P.J. Washington, auteur de 20 points et 13 rebonds. Première victoire sous les ordres de Dusty May, enfant de l’Indiana, qui signe ainsi son entrée sur le banc texan avec un succès net, presque brutal.

Un début de match à sens unique

L’ovation pour Haliburton lors des présentations laissait imaginer une nuit de fête. Elle a vite tourné au grincement de dents.

Dallas a frappé le premier, et fort. Un 22-6 dans le premier quart-temps, la balle qui circule, Irving qui dicte le tempo, Washington qui nettoie le cercle. Le tableau d’affichage s’emballe : 42-23 pour les Mavs, la salle se tait.

Le deuxième quart-temps enfonce le clou. Quinze points de suite pour les Texans, l’écart grimpe à 61-31. Indiana recule, subit, ne trouve ni stops défensifs ni rythme offensif. Dallas enchaîne même un nouveau 10-0 un peu plus tard, comme pour rappeler que la soirée leur appartient.

Le choc pour Cooper Flagg

Puis la rencontre bascule dans un autre registre. Cooper Flagg, sacré Kia NBA Rookie of the Year la saison passée, file seul vers le panier. Tout annonce un dunk en contre-attaque. Aaron Nesmith arrive, faute lourde, contact violent sur l’épaule gauche.

Flagg s’effondre, se relève difficilement. Nesmith écope d’une faute flagrante, une échauffourée éclate, sanctionnée par une double faute technique. L’atmosphère se tend, le public gronde, les joueurs se toisent.

Flagg ne reviendra pas. Touché à l’épaule, il ne dispute pas la seconde mi-temps. Il quitte le match avec une ligne déjà bien remplie : 15 points, 5 rebonds, 6 passes. Un rappel de son influence grandissante, stoppée net cette nuit-là par ce contact.

Irving en patron, Haliburton frustré

Dans ce contexte électrique, Irving garde la main ferme. Il choisit ses tirs, punit les espaces, calme chaque timide remontée d’Indiana. Son adresse lointaine brise les espoirs de retour, possession après possession.

Face à lui, Haliburton vit une première à domicile depuis les NBA Finals 2025 loin du scénario rêvé. Accueilli en héros, il se heurte à une défense agressive, à une équipe de Dallas déterminée à gâcher la fête. L’enthousiasme du début de soirée laisse place aux sifflets, dirigés autant vers le jeu des Pacers que vers la frustration d’un match qui échappe très tôt.

Sur le banc de Dallas, Dusty May savoure sans s’épancher. Gagner son premier match comme coach principal, dans son État natal, avec une telle maîtrise, a forcément une saveur particulière. Son équipe a mené large, résisté à la nervosité ambiante et trouvé en Irving et Washington des leaders de poids.

Reste une question en suspens au sortir de cette nuit contrastée : combien de temps les Mavericks devront-ils se passer de Cooper Flagg, et à quel point cette épaule gauche pèsera sur leurs ambitions dans les semaines à venir ?