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Niccolò Pisilli brille lors d'une soirée mémorable pour la Roma

Une soirée romaine pour Niccolò Pisilli. Une de celles qui marquent une carrière, parfois même une vie.

La Roma écrase le Slovan Bratislava 4-0, valide une victoire nette, mais l’histoire du match se joue dans un détail de tissu : un brassard qui change de bras. Lorenzo Pellegrini sort sur blessure musculaire, grimace, enlève le bandeau et le confie au numéro 61. Niccolò Pisilli. Vingt-deux ans. Et quelques minutes plus tard, le gamin frappe.

But du 3-0, match plié, symbole parfait.

La responsabilité tombe sur ses épaules, il répond avec une frappe et un cri. La soirée bascule pour lui, plus encore que pour le tableau d’affichage. Le penalty de Malen viendra sceller le 4-0, mais l’instant-clé, l’image que les tifosi garderont, reste ce jeune milieu avec le brassard serré autour du biceps et les bras levés vers la Curva.

Pisilli ne cache pas ce que cela représente. Pour lui, chaque minute avec le brassard est « un honneur ». Ce soir, avec de nombreux cadres absents, le rôle lui revient. Il l’assume, il le revendique, il le transforme en performance. Derrière ses mots, il y a aussi une équipe qui se cherche et se trouve peu à peu : « On grandit beaucoup en tant qu’équipe. L’an dernier, c’était notre première saison avec l’entraîneur, il fallait assimiler tous les concepts. » Désormais, ces concepts se traduisent en buts, en résultats, en responsabilités partagées.

Les chiffres confirment ce que le terrain raconte. Pisilli en est déjà à trois buts cette saison. Et sur l’ensemble de l’année civile 2026, il a déjà atteint au moins sept réalisations toutes compétitions confondues. Dans cette catégorie, parmi les Italiens de Serie A, un seul joueur plus jeune fait mieux : Pio Esposito, né en 2006, neuf buts au compteur. Pisilli, lui, né en 2004, s’installe dans ce groupe restreint de jeunes qui ne se contentent plus d’apprendre, mais décident.

Son premier but en Champions League tombe justement ce soir-là, face au Slovan Bratislava, avec le brassard autour du bras. Un alignement parfait : premier but dans la compétition, première fois capitaine sur une grande scène européenne, large victoire de son équipe. Tout converge vers la même conclusion : le milieu de la Roma est en pleine ascension.

La Roma cherchait des relais pour accompagner ses leaders. Elle est en train d’en trouver un, numéro 61 dans le dos, regard déjà tourné vers plus haut. La question n’est plus de savoir s’il est prêt, mais jusqu’où il peut emmener ce brassard qu’il a déjà commencé à honorer.