Burnley confronté à une crise : Bruun Larsen et Vardy absents
Burnley n’avait pas besoin de ça. Englué dans le bas du classement, le club voit son secteur offensif se déliter un peu plus chaque semaine. Cette fois, c’est Jacob Bruun Larsen qui tombe.
L’attaquant danois souffre d’une fracture de fatigue et sera absent jusqu’à trois mois. Un coup dur pour un joueur qui commençait à peser en Championship : deux buts en neuf apparitions, une activité constante et l’une des rares lueurs dans une attaque en panne d’idées.
Vardy forfait, Cullen enfin proche du retour
Comme si cela ne suffisait pas, Nicky Hayen devra aussi se passer de Jamie Vardy pour le déplacement à Lincoln samedi. Le vétéran de 39 ans, buteur la semaine dernière contre Wolves, est touché au dos. Sans lui, Burnley perd bien plus qu’un avant-centre : un leader, une voix dans le vestiaire, un repère pour une équipe en plein doute.
Une bonne nouvelle tout de même dans ce tableau assombri : Josh Cullen pourrait enfin réapparaître dans le groupe. Le milieu de terrain n’a plus joué depuis dix mois, victime d’une rupture du ligament croisé antérieur. Son retour éventuel ne résoudra pas tout, mais il offre à Hayen un profil de patron au milieu, capable de calmer le jeu et de tenir le ballon quand l’équipe vacille.
Neuf blessés, une équipe démunie
Le constat de l’entraîneur est brutal. Neuf joueurs à l’infirmerie.
« Nous avons neuf blessures qui, si vous les avez dans la sélection, vous donnent beaucoup de solutions, mais pour le moment ils ne sont pas disponibles », a confié Hayen à BBC Radio Lancashire.
Une phrase qui résume la situation : les idées existent, les options non.
Sans ces cadres, Burnley avance à vue. Le club n’a remporté qu’un seul de ses onze premiers matches de championnat et pointe à la 22e place. La dynamique est inquiétante, la confiance fragile, le jeu haché. Hayen l’admet : certains changements ne sont pas tactiques, mais contraints. « Maintenant nous avons des joueurs que nous devons faire entrer parce que nous n’avons personne d’autre. » Difficile d’être plus clair.
Un record dont Burnley se passerait bien
La défaite 2-1 à domicile contre Wolves, malgré l’ouverture du score de Vardy, a ravivé un autre malaise : Burnley ne sait plus gagner chez lui. La dernière victoire devant son public remonte à un succès 2-0 contre Leeds en Premier League, le 18 octobre 2025. Une éternité.
Le décor est posé : si les Clarets ne battent pas Portsmouth le samedi 31 octobre, ils établiront un record EFL dont personne ne veut, celui de la plus longue période sans victoire à domicile. Le genre de marque indélébile qui colle à une saison et à un vestiaire.
Hayen entre douleur humaine et devoir professionnel
Nicky Hayen ne se cache pas. Il entend la colère qui monte des tribunes, il la comprend. « Je comprends que les fans soient mécontents, mais humainement cela me fait mal aussi », explique-t-il. Les mots sont simples, presque crus. Il sait que la patience a des limites, surtout dans un club habitué à se battre avec orgueil.
« Je veux les rendre fiers et tout faire pour réussir pour eux. En tant qu’être humain, ça fait mal, mais en tant qu’entraîneur professionnel, vous devez accepter qu’ils soient en colère. » Entre l’homme touché et le technicien lucide, la ligne est fine. Pour l’instant, il tient les deux rôles.
Reste une question brûlante : avec neuf blessés, un vestiaire en manque de confiance et un record menaçant, Burnley trouvera-t-il la force de transformer ce point de rupture en tournant de sa saison, ou laissera-t-il cette série noire définir son année entière ?




