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Les New York Knicks s'effondrent face à Orlando Magic

Le Madison Square Garden grondait, les New York Knicks tenaient huit points d’avance à 8’40 de la fin, et tout semblait enfin aligné pour le champion en titre en quête de rédemption. Puis la lumière s’est éteinte.

L’Orlando Magic, sans sa star Paolo Banchero, a arraché une victoire renversante (111-102) en signant un terrible 33-16 pour conclure la rencontre. New York tombe à 0-3. Et entre dans l’histoire par la mauvaise porte : aucune équipe championne en titre n’avait démarré sa saison par trois défaites depuis les Dallas Mavericks 2011-2012.

Un champion qui craque dans le money-time

Le scénario devient familier, presque inquiétant. Avantage construit, match sous contrôle apparent, puis les dernières minutes qui se dérobent. Contre Orlando, New York menait, avait l’énergie de la salle, la main sur le tempo. Mais le champion n’a pas su fermer la porte.

Face à une équipe qui n’avait, elle aussi, toujours pas gagné cette saison, les Knicks ont subi un naufrage collectif dans le quatrième quart-temps. Défensivement, les rotations ont pris du retard, les aides sont arrivées trop tard, les tirs extérieurs adverses se sont enchaînés. Offensivement, l’adresse s’est évaporée, les choix se sont crispés.

Le contraste au tir longue distance résume la soirée : Orlando a rentré 18 tirs à trois points. New York seulement 9 sur 38 tentatives. Dans une ligue où la ligne extérieure dicte souvent le sort des matchs, le champion a tiré dans le vide.

Orlando sans Banchero, mais avec un banc assassin

Privé de Paolo Banchero (cheville) et de Jonathan Isaac, Orlando arrivait au Garden avec plus de questions que de certitudes. Il repart avec une victoire fondatrice et un banc qui a martyrisé celui de New York : 47 points à 11.

Franz Wagner a tenu le rôle de métronome et de marteau. 23 points, 13 rebonds, 9 passes, tout en contrôle, en lecture, en justesse. À ses côtés, Tristan da Silva a apporté 19 points précieux, profitant des espaces laissés par une défense new-yorkaise de plus en plus friable au fil du match.

Chaque tir extérieur du Magic dans le dernier quart-temps a semblé enfoncer un peu plus le doute dans les têtes new-yorkaises. Orlando, pourtant en quête de sa première victoire, a joué comme une équipe libérée, agressive, sûre de son plan.

Brunson et Anunoby trop seuls

Les Knicks ont encore vécu au rythme de Jalen Brunson. Le meneur a signé 28 points, mais à 12 sur 28 au tir, symbole d’une attaque souvent forcée, parfois à contre-temps. OG Anunoby a ajouté 22 unités, solide, sérieux, mais sans relais suffisant autour de lui.

Derrière eux, le vide. Le banc new-yorkais n’a jamais réussi à influer sur la rencontre, ni à répondre à l’intensité de la seconde unité du Magic. Dans un match serré qui se joue sur les détails, cet écart de production a pesé lourd.

New York ne se fait pas seulement surprendre. New York s’épuise. Et laisse des adversaires en manque de repères se relancer à ses dépens.

Une série de défaites qui commence à peser

Cette défaite ne tombe pas de nulle part. Elle s’ajoute à un début de saison déjà chargé de regrets. Six points d’écart contre Philadelphia. Quatre à Boston, où Jayson Tatum a planté 36 points et le trois points assassin à 30,3 secondes de la fin. Les Knicks flirtent avec la victoire, mais ne la saisissent pas.

Les chiffres racontent une histoire simple : champion en titre ou non, New York ne ferme pas ses matchs. L’équipe tient, puis plie, puis rompt. Trois rencontres, trois fins qui échappent, trois rappels brutaux que le statut de champion ne protège de rien.

Le parallèle avec les Dallas Mavericks 2011-2012 s’impose. Eux aussi avaient trébuché d’entrée, battus par le Miami Heat qu’ils venaient de dominer en Finales, avant de s’incliner face à Denver et Oklahoma City. Ils avaient fini par se reprendre contre Toronto. New York, lui, attend toujours son match déclic.

La saison est encore jeune, le calendrier long, les ajustements possibles. Mais les signes sont là, insistants. Le Garden a vu des comebacks, des renaissances, des virages de saison. Pour l’instant, il assiste à un champion qui laisse filer les siens.

La vraie question n’est plus de savoir quand les Knicks gagneront leur premier match. Elle est de savoir, ce soir, s’ils ressemblent encore à une équipe qui sait comment gagner.