Leclerc domine, Antonelli en embuscade, Lawson en quête de réussite
La journée du vendredi a livré son verdict : Charles Leclerc est l’homme à battre. Le pilote Ferrari a dominé les deux séances, signé le meilleur tour de la journée en 1’35’’291 et imposé un tempo que personne n’a vraiment réussi à suivre.
Juste derrière lui, l’ombre du titre plane déjà au-dessus de Kimi Antonelli. L’Italien, qui peut être sacré dès lundi matin s’il compte au moins 125 points d’avance au championnat, a terminé deuxième, à seulement 0’’042 de Leclerc avec un tour en 1’35’’333. Un écart infime, mais suffisant pour rappeler que, pour l’instant, le patron du vendredi s’appelle bien Leclerc.
Antonelli a tout de même frappé fort. Il a relégué Lewis Hamilton, dans l’autre Ferrari, à 0’’573 et son coéquipier Mercedes George Russell à 0’’702. Les deux seuls encore capables, mathématiquement, de le priver du titre. Pour l’instant, ils regardent le futur champion présumé par leurs rétroviseurs.
Lawson, des tours, des limites… et un peu de réussite
Au milieu de ce duel de haute altitude, Liam Lawson a construit sa journée autrement : par le volume, la constance, et une dose de chance. Le Néo-Zélandais a couvert 49 tours sur l’ensemble des deux séances, enchaînant les relais sur les trois composés de pneus. Une base de travail solide, dans un contexte piégeux.
Piégeux, car la piste n’a laissé aucune marge. Les commissaires ont effacé une série de tours pour dépassement des limites de piste, y compris celui de Lawson en FP1, son meilleur chrono initial. Le Kiwi n’a pas été le seul à mordre un peu trop large, mais il en a payé le prix sur la feuille de temps.
Sa meilleure marque validée en FP1, un 1’37’’309, l’a placé dixième, à 1’’207 de Leclerc. Sans la suppression de son tour en 1’37’’048, Lawson aurait dû terminer neuvième de la séance. Les détails comptent, surtout un week-end où chaque millième peut redessiner une grille.
La pression de la piste n’était pas la seule à peser sur les épaules des pilotes. Plusieurs d’entre eux ont pointé du doigt l’état du revêtement, les bosses et leurs effets sur le comportement des monoplaces. Les temps effacés, les erreurs, les plaintes : tout raconte le même scénario, celui d’un circuit qui ne pardonne rien.
Lindblad pénalisé, l’avenir en suspens chez Racing Bulls
Chez Racing Bulls, la journée a aussi été marquée par les annonces. Arvid Lindblad, coéquipier de Lawson, a signé le 13e temps en FP1, à 0’’628 de la référence de son garage. Une performance correcte dans les chiffres, ternie par une mauvaise nouvelle : il écopera d’une pénalité de cinq places sur la grille de lundi pour avoir dépassé son quota de moteurs à combustion interne cette saison.
Dans ce contexte, le duo Racing Bulls vit un drôle de moment. Lawson et Lindblad sont les seuls du plateau à ne pas connaître officiellement leur avenir au-delà de cette année, aucun des deux n’étant encore assuré d’un volant en 2027. Pourtant, des sources du Herald indiquent que l’écurie compte les conserver au-delà de la saison en cours.
En attendant les signatures, il reste la piste. Les tours à aligner, les limites à apprivoiser, les bosses à encaisser. Lawson a déjà montré qu’il savait survivre à ce genre de vendredi brouillon, où les feuilles de temps mentent parfois un peu et où les pénalités redistribuent les cartes.
Les choses sérieuses arrivent maintenant : les qualifications du Grand Prix des États-Unis débuteront dimanche à 10h (heure NZT). Leclerc a posé le décor, Antonelli joue le titre, Hamilton et Russell refusent d’abdiquer. Lawson, lui, cherche encore sa place dans ce puzzle. Où sera-t-il sur la grille quand les lumières s’éteindront ?



