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Lamine Yamal offre la victoire au Barça mais inquiète le stade

Lamine Yamal fait gagner le Barça… et inquiète tout un stade

Le Camp Nou a retenu son souffle. Lamine Yamal, 18 ans, a offert la victoire au FC Barcelona sur penalty… avant de quitter la pelouse blessé, à peine quelques minutes plus tard. Une soirée à trois points, mais au goût amer pour les Catalans.

Un penalty, un cri, puis le silence

Le décor: un match fermé, tendu, où Celta résiste et où le Barça peine à trouver son rythme offensif. Hansi Flick, encore marqué par l’élimination en quart de finale de Ligue des champions face à Atletico Madrid, voit son équipe manquer de tranchant.

Alors Yamal décide de forcer la serrure lui-même. Accélération sèche, crochet, il s’engouffre dans la surface, combine avec Dani Olmo, puis se fait faucher par Yoel Lago. Penalty. Il prend le ballon, assume, tire bas. Ionut Radu part du bon côté, mais le tir est trop précis. Le Barça mène.

Et immédiatement, la grimace. Yamal se tient, s’arrête, appelle les soigneurs. Ses coéquipiers courent célébrer, lui reste au sol. Le contraste est brutal.

Au même moment, un incident médical en tribunes interrompt la rencontre. Plus de quinze minutes de pause. Quand le jeu reprend, le jeune prodige n’est plus là: Roony Bardghji a pris sa place. Le buteur du soir quitte la scène bien trop tôt.

Pedri inquiet, Cancelo aussi touché

La soirée est décidément lourde physiquement pour Barcelone. Joao Cancelo doit lui aussi sortir sur blessure, ajoutant une ombre supplémentaire au tableau d’une victoire pourtant capitale dans la course au titre.

Neuf points d’avance sur Real Madrid, six journées à jouer, un Clasico le 10 mai en ligne de mire: la situation comptable est idéale. Mais le vestiaire sait que le prix payé peut être élevé.

Pedri, lucide, ne masque pas ses préoccupations après la rencontre. Il rappelle l’urgence: « Nous devons gagner chaque match et boucler la Liga le plus vite possible, c’était important de gagner aujourd’hui. » Et il pense tout de suite à son jeune coéquipier. Il espère une absence courte, parle de tests prévus dès le lendemain, insiste sur le fait que Yamal est jeune et qu’il récupérera bien. Le message est clair: le Barça croise les doigts.

Un Barça sans éclat, mais accroché à son avance

Avant le penalty de Yamal, le match n’avait rien d’un récital. Joan Garcia doit s’employer face à Pablo Duran puis Ferran Jutgla. Celta se montre audacieux, sans complexe, dans un Camp Nou qui gronde parfois devant le manque d’inspiration des siens.

Après la sortie du buteur, le Barça se crispe. La seconde période se transforme en gestion plus qu’en démonstration. Ferran Torres pense libérer tout le monde avec une superbe volée sur une offrande de Pedri, mais un hors-jeu très léger l’annule et replonge les Catalans dans le doute.

Marcos Alonso, de retour sur sa vieille pelouse, envoie un coup franc dans le mur. C’est brouillon, accroché, nerveux. Barcelone finit par tenir, au forceps, ces trois points qui peuvent peser très lourd dans le sprint final.

Celta frustré, mais encore en course

Pour Celta, la défaite fait mal, mais ne ressemble pas à une résignation. Septièmes, les Galiciens restent en embuscade pour l’Europe. Ferran Jutgla résume le sentiment: une première période solide, des occasions, mais la différence faite par un éclair de talent individuel. La Liga reste serrée, promet-il, et Celta se battra jusqu’au bout.

Le Barça, lui, a gagné. Mais en quittant le stade, les supporters avaient une autre question en tête que le classement: dans quel état seront Lamine Yamal et Joao Cancelo au moment d’aborder le dernier virage de la saison ?