Tottenham respire enfin : victoire à Aston Villa sans blessés
Tottenham respire enfin. Et, pour une fois cette saison, ce n’est pas l’infirmerie qui dicte le récit.
Au terme d’un succès précieux 2-1 sur la pelouse d’Aston Villa, Roberto De Zerbi a quitté Villa Park avec le sourire, une victoire, et surtout une nouvelle rassurante : pas de blessés à ajouter à une liste déjà trop longue ces derniers mois.
Une victoire, et aucune mauvaise surprise médicale
Tottenham a frappé tôt. Conor Gallagher, transformé depuis l’arrivée de De Zerbi, a ouvert le score après 12 minutes d’une frappe clinique dans le coin gauche, après une remise venue d’un long lancer de Kevin Danso. Richarlison a ensuite doublé la mise de la tête sur un centre rentrant de Mathys Tel à la 25e minute. Aston Villa n’a vraiment réagi qu’au bout du temps additionnel, avec une tête lobée d’Emiliano Buendia, trop tardive pour renverser le match.
Dans ce contexte de lutte pour le maintien, la moindre alerte physique peut faire basculer une saison. Tottenham le sait mieux que personne. Les blessures ont rythmé, plombé même, une bonne partie de l’exercice.
C’est pour cela que deux questions ont surgi très vite en conférence de presse.
D’abord, le cas Rodrigo Bentancur, remplacé et visiblement émoussé. De Zerbi a coupé court : Bentancur est « juste fatigué ». Pas de lésion, pas de rechute, simplement la trace d’un joueur qui enchaîne enfin après des mois de galère.
Puis, en fin de match, un frisson dans le camp londonien : Micky van de Ven semble se tordre la cheville. Là encore, le technicien italien a rassuré : « Non, non, non. Il va bien. » Pas de nouvelle tuile pour une défense déjà souvent bricolée.
« Je pense que les blessures sont terminées »
Au-delà des cas individuels, De Zerbi a lâché une phrase lourde de sens : « Maintenant je pense que les blessures sont terminées, sinon c’est un gros problème. »
Ce n’est pas une garantie médicale, c’est un cri d’espoir. Tottenham a traversé des semaines où chaque match semblait coûter un joueur. En Premier League, ce genre de spirale mène tout droit vers le bas de tableau. Le coach ne s’en cache pas : la série de pépins physiques fait partie des raisons qui expliquent pourquoi ce groupe, taillé pour jouer l’Europe, s’est retrouvé à se débattre dans la zone rouge.
Il le rappelle d’ailleurs : dans ce championnat, une accumulation de blessures, une longue période sans victoire, et la confiance s’effrite match après match. Jusqu’à ce que tout se délite.
Face à Villa, le scénario a enfin été différent : un onze compétitif, des remplaçants fiables, et un coup de sifflet final sans passage obligé par le staff médical.
Un effectif enfin au complet pour le sprint final ?
Avec Kolo Muani, Mathys Tel, Richarlison, Gallagher, Palhinha, Bentancur et une défense renforcée par Kevin Danso et Micky van de Ven, De Zerbi sait qu’il dispose d’un effectif largement supérieur à celui d’un candidat au maintien. Il insiste : il n’a jamais considéré une victoire à Villa Park comme un miracle. Pour lui, ce Tottenham-là doit regarder plus haut.
Mais tout repose sur une condition : garder ce groupe debout.
La victoire à Birmingham ne vaut pas seulement trois points et une sortie de la zone de relégation. Elle marque peut-être un tournant silencieux : un match important, gagné, sans que l’infirmerie ne se remplisse encore un peu plus.
Reste une question, brutale, simple : Tottenham a-t-il enfin laissé ses blessures derrière lui, ou la saison réserve-t-elle encore un dernier coup de théâtre physique au pire moment ?




