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Sanchez en incertitude avant le choc Chelsea-Liverpool

Le choc n’a duré qu’une seconde. Ses conséquences pourraient peser sur toute la fin de saison de Chelsea.

Touché à la tête lors de la défaite 3-1 contre Nottingham Forest lundi à Stamford Bridge, Robert Sanchez est désormais au cœur d’une course contre la montre avant le déplacement à Anfield ce week-end. Le gardien va enchaîner les évaluations médicales internes dans les prochains jours, le club appliquant à la lettre les protocoles commotion dans l’espoir de le déclarer apte pour le choc face à Liverpool.

Un après-midi à Stamford Bridge, et une série de chocs

L’action se situe à la 66e minute. Robert Sanchez sort, s’engage, percute Morgan Gibbs-White. Duel aérien, choc de têtes. Le milieu de Forest repart avec une énorme entaille au visage, plusieurs points de suture à la clé. Sanchez, lui, tente d’abord de continuer, bandeau serré autour du crâne. Il serre les dents, reste quelques instants, mais le banc de Chelsea tranche : sortie. Filip Jorgensen entre en jeu.

La Premier League a confirmé qu’aucun des deux joueurs n’avait été officiellement remplacé au titre d’un « concussion substitution ». Cela ne change rien au reste : Sanchez doit désormais suivre le protocole de la FA de retour au jeu, étape par étape, avant de pouvoir espérer garder les buts à Anfield samedi. Chaque test compte. Le moindre symptôme, la moindre alerte, et la sanction tombe : au moins douze jours d’arrêt.

Dans un calendrier aussi serré, le timing devient brutal. Entre la défaite contre Forest et le voyage sur la pelouse de Liverpool, la moindre complication dans la batterie de tests programmés éloignerait presque à coup sûr le gardien espagnol de cette affiche majeure.

Cobham en alerte, Anfield en ligne de mire

Selon The Standard, Chelsea doit désormais attendre les résultats des examens menés par le staff médical à Cobham avant de savoir si Sanchez pourra défier Liverpool. Rien ne sera accéléré. Le protocole est strict, pensé pour une seule priorité : la sécurité des joueurs, et la garantie qu’aucun ne retrouve l’intensité du haut niveau avec des symptômes neurologiques persistants.

Pour Chelsea, l’enjeu sportif est évident. Même si l’espoir d’un top 5 s’est officiellement envolé, trois matches restent au programme, et chacun pèse lourd. Les Blues pointent à quatre longueurs de Bournemouth, sixième. Ils doivent encore se rendre à Anfield, puis terminer par Tottenham et Sunderland. La sixième place reste leur unique passerelle vers la Ligue des champions : il leur faudrait l’arracher, puis compter sur un sacre d’Aston Villa en Europa League, avec les Villans dans le top 5 en championnat.

Dans ce contexte, perdre leur gardien titulaire avant un déplacement à Liverpool n’a rien d’anodin. Jorgensen a déjà dû entrer en scène dans la tempête face à Forest ; être propulsé titulaire à Anfield relèverait d’un tout autre défi.

Forest aussi touché, un match sous haute collision

Les dégâts ne se limitent pas au camp londonien. Morgan Gibbs-White, gravement entaillé au niveau de la tête, a lui aussi dû passer par la case sutures. Nottingham Forest devra à son tour le soumettre aux mêmes tests neurologiques avant de décider s’il peut affronter Aston Villa, jeudi, en demi-finale retour de l’Europa League à Villa Park. Un rendez-vous européen crucial, menacé par un choc de tête sur un après-midi de championnat.

Ce n’était d’ailleurs pas le premier incident de ce type dans la rencontre. Plus tôt dans le match, un autre duel aérien avait glacé Stamford Bridge : Jesse Derry, titularisé pour sa première apparition pleine avec Chelsea, heurte Zach Abbott. Derry reste au sol, inconscient. Les soigneurs accourent, la civière suit. Direction l’hôpital, où il a finalement repris connaissance avant de subir des examens de précaution. Abbott, lui, est le seul joueur dont la sortie a été officiellement répertoriée comme remplacement lié au protocole commotion. Une mention qui illustre la violence physique de cette rencontre pour le maintien des deux camps.

Une fin de saison sous tension

Pour Chelsea, la possible absence de Sanchez à Anfield dépasse la simple question de hiérarchie dans les buts. C’est tout l’équilibre d’une équipe déjà fragilisée par une saison irrégulière qui se retrouve en suspens. Le voyage à Liverpool s’annonce comme un test de caractère, à la fois pour le collectif et pour ceux qui devront combler les manques laissés par les blessés.

Les protocoles médicaux, eux, ne négocient pas. Sanchez attend, teste après test, pendant que le staff prépare déjà un plan B. Liverpool se profile, Tottenham et Sunderland suivent. Les Blues jouent encore pour l’Europe, mais surtout pour une forme de crédibilité retrouvée.

Reste à savoir si, au moment d’entrer dans le tunnel d’Anfield, Robert Sanchez sera là pour mener la marche, ou si Chelsea devra affronter l’un de ses plus grands rendez-vous de la saison sans son dernier rempart.