Kimi Antonelli décroche la pole au Grand Prix des États-Unis
À Austin, Kimi Antonelli arrache la pole et bouscule le scénario annoncé
On l’attendait comme le week-end de la consécration. Kimi Antonelli a commencé par le plus difficile : s’offrir la meilleure place sur la grille du Grand Prix des États-Unis. Sous le soleil du Circuit of the Americas, l’Italien a signé un tour de patron, 1’34’’035, au moment où la pression du titre mondial aurait pu le paralyser.
On avait promis un duel Ferrari – Max Verstappen. On a eu un coup de force d’Antonelli.
Son tour référence a claqué comme une gifle dans le paddock. Près de deux dixièmes d’avance sur Verstappen, pourtant en embuscade et finalement relégué à la deuxième place sur la grille. Le Néerlandais s’élancera à ses côtés, mais cette fois, ce n’est pas lui qui dicte la loi sur un tour.
Derrière, Red Bull place une deuxième voiture dans le trio de tête avec Isack Hadjar, auteur d’une très solide séance pour s’emparer de la troisième position. Une présence qui pèse, surtout face à une Scuderia en panne d’éclat au moment crucial.
Pour Ferrari, la séance a eu un goût amer. Charles Leclerc, annoncé comme l’un des grands favoris sur ce tracé, doit se contenter du quatrième temps. Pas de tour magique, pas de sursaut de dernière minute, simplement la frustration d’avoir laissé filer une occasion de marquer les esprits. Juste derrière lui, Lewis Hamilton complète le top 5, placé mais jamais vraiment en mesure de disputer la pole dans les dernières minutes.
Le contraste est saisissant : là où Ferrari trébuche, Antonelli frappe fort. La pole ne lui garantit rien pour le titre, mais elle lui offre le meilleur angle d’attaque possible. Devant lui, 56 tours pour transformer ce tour parfait en couronne mondiale. Derrière lui, Verstappen et tout un plateau prêts à lui rendre la vie impossible.
La scène est dressée. À Antonelli, désormais, de prouver qu’il ne sait pas seulement décrocher des poles, mais aussi finir le travail quand un championnat se joue.




