Declan Rice : Un pilier indéboulonnable d'Arsenal
Declan Rice, l’infatigable : « 60 matchs par saison ? Je peux le faire »
La question revient sans cesse au plus haut niveau : jusqu’où peut-on tirer sur les corps des joueurs ? Entre championnat, coupes nationales et joutes européennes, les calendriers se resserrent, les voyages s’enchaînent, et les organismes craquent.
Arsenal a vécu cette réalité de plein fouet la saison dernière. Une campagne complète de Premier League, une finale de Champions League, une finale de Carabao Cup… Au bout du compte, plus de 60 matchs disputés. Un marathon.
Au cœur de cette course, un homme n’a presque jamais quitté la scène : Declan Rice.
Un pilier qui joue même avec la douleur
À Arsenal, certains peuvent tourner, souffler, disparaître du onze pour quelques semaines. Rice, lui, reste. Quasiment tout le temps.
Le milieu anglais est devenu l’un des joueurs les plus indispensables de l’effectif. Au point d’accepter de jouer diminué, parfois sous injections, pour être présent lors des rendez-vous majeurs. Quand le calendrier se transforme en tunnel sans fin, il est là. Quand les jambes pèsent, il est encore là.
Et ce n’est pas seulement Arsenal qui le sollicite. Rice enchaîne aussi les rencontres avec l’Angleterre, ajoutant une couche supplémentaire à un calendrier déjà saturé. Pourtant, loin de se plaindre, il revendique cette charge de travail.
« J’ai montré que c’était durable »
Pour lui, ce volume de matchs n’a rien d’exceptionnel. C’est presque devenu sa norme.
« Depuis six saisons, même à l’époque de West Ham quand on jouait l’Europe, j’ai disputé plus de 60 matchs chaque saison », rappelle-t-il, cité par Hayters.
Il ne parle pas d’un défi théorique, mais d’un vécu. Une habitude forgée dans la répétition, saison après saison.
« Donc je pense que c’est durable parce que j’ai montré que je pouvais le faire. C’est juste une question de maintenir ça, de maintenir le niveau et la constance des performances.
Pour moi, c’est ça l’essentiel : être là chaque semaine, faire bonne figure et aider l’équipe à gagner. J’ai eu la chance de pouvoir le faire. Donc j’ai vraiment faim de pouvoir le refaire cette saison. »
Pas de faux suspense, pas de discours prudent. Rice assume : il veut rejouer 60 matchs, et les assumer au même niveau.
Arsenal compte sur son métronome
Pour un club qui vise tous les trophées possibles, ce discours tombe à pic. Mikel Arteta sait qu’il devra encore gérer une saison dense, avec des séries de rencontres tous les trois jours et des déplacements éprouvants.
La profondeur de banc reste essentielle, mais certains joueurs deviennent les repères autour desquels tout s’organise. Rice fait partie de ce cercle restreint. Sa capacité à rester disponible, même dans la tourmente, pèse autant que son influence avec ballon.
Il ne s’agit pas seulement de tenir physiquement. Il parle de constance, de niveau à répéter semaine après semaine. C’est là que se joue la différence entre un bon joueur et un véritable cadre de vestiaire.
La saison qui arrive promet encore un calendrier chargé, des pics de tension, des séries à gérer sans droit à l’erreur. Rice, lui, ne se cache pas. Il veut tout jouer, encore.
Reste une question brûlante : jusqu’où Arsenal peut-il aller si son homme de fer continue de répondre présent à ce rythme-là ?




