David Benavidez vise une nouvelle ceinture cruiserweight
David Benavidez vise une troisième ceinture cruiserweight pour finir l’année avec fracas. À 29 ans, « El Monstro » avance sans lever le pied.
Benavidez – Cieslak : choc de champions sur DAZN
Devenu triple champion du monde en mai en balayant Gilberto « Zurdo » Ramirez pour s’emparer des ceintures WBA et WBO des lourds-légers, Benavidez enchaîne déjà. Pour sa première défense, il ne se contente pas d’un tour de chauffe : il part à la chasse à la ceinture WBC de Michal Cieslak, titré à 200 livres.
Le combat sera l’affiche principale d’une soirée en pay-per-view sur DAZN, le 5 décembre, comme l’a révélé Ring Magazine. Un vrai sommet de catégorie, avec deux hommes en pleine dynamique.
Cieslak, 37 ans, a été promu champion à part entière en septembre, trois mois après avoir stoppé Jean Pascal pour s’emparer du titre intérimaire vacant. Le WBC n’a pas attendu : Benavidez a été immédiatement désigné challenger obligatoire. Résultat, le Polonais défendra son trône face à l’un des boxeurs les plus redoutés du moment.
Depuis son arrivée chez les cruiserweights, Benavidez a annoncé la couleur : seulement des grands noms, seulement des grands soirs. Invaincu en 32 combats, installé dans les classements pound-for-pound, il a un temps lorgné vers Jai Opetaia, détenteur du titre WBA regular et champion linéaire, mais coincé contractuellement avec Zuffa Boxing. Le fil de la négociation l’a finalement conduit vers Cieslak, un choix qui renforce encore l’attrait de cette unification.
Dernier combat d’un cycle, début d’une nouvelle ère
Benavidez a prévenu : ce duel d’unification sera le dernier combat de son contrat actuel avec le promoteur Sampson Lewkowicz. Derrière, il vise plus grand. Il parle déjà d’un accord sur trois combats avec une organisation dont le nom n’a pas filtré. Le message est clair : il veut capitaliser sur sa montée chez les lourds-légers et s’installer comme tête d’affiche mondiale.
Installé solidement dans cette catégorie, le Mexicain a fermé la porte à un retour chez les mi-lourds, même s’il détient encore les ceintures WBC et WBA à 175 livres. Plutôt que de redescendre, il regarde plus haut. Beaucoup plus haut. Il affiche désormais son ambition de grimper un jour chez les lourds, là où les combats deviennent des événements planétaires.
Avant cela, il lui faudra résoudre l’équation Cieslak. Un champion plus âgé, mais dur, expérimenté, et qui n’a pas l’intention de servir de marchepied au projet XXL de « El Monstro ».
Ortiz – Thurman en co-main event : retour sous haute tension
Cette soirée ne reposera pas uniquement sur Benavidez. Le co-main event a déjà de quoi faire saliver. Le champion intérimaire WBC des super-welters, Vergil Ortiz Jr., effectuera son retour très attendu face à Keith Thurman, d’après Ring Magazine.
Les deux hommes s’affronteront chez les middleweights, sans ceinture en jeu à ce stade. Un combat à un poids charnière, mais avec des enjeux énormes pour leurs trajectoires respectives.
Autre nom annoncé sur la carte principale : le prospect invaincu des 154 livres Emiliano Vargas, programmé sur un combat en 10 rounds face à un adversaire encore à désigner. Une rampe de lancement idéale pour continuer de construire sa réputation dans l’ombre des têtes d’affiche.
Ortiz en reconstruction, Thurman au pied du mur
Vergil Ortiz Jr. n’a plus combattu depuis novembre 2025, lorsqu’il avait arrêté Erickson Lubin au deuxième round pour signer une deuxième défense de titre consécutive. Puis sa carrière s’est figée. Le boxeur de 28 ans a attaqué son promoteur, Golden Boy Promotions, l’accusant de lui avoir fait manquer des opportunités majeures et des bourses importantes.
Le feuilleton s’est terminé en juillet par un accord amiable. Ortiz reste sous contrat avec Golden Boy, mais revient avec un besoin urgent de relancer la machine. Thurman, avec son nom, son expérience et son style offensif, représente un test parfait… et un risque réel.
De son côté, Keith Thurman sort d’une lourde désillusion. En mars, pour son premier combat de championnat depuis sept ans, il a subi un violent KO au sixième round contre Sebastian Fundora pour le titre WBC des super-welters. À 37 ans, son bilan récent – deux victoires, deux défaites sur les huit dernières années – raconte une carrière morcelée, faite de retours, de pauses et de rendez-vous manqués.
Le 5 décembre, il n’aura plus droit à l’erreur. Face à un Ortiz revanchard, déterminé à rattraper le temps perdu, Thurman joue sans doute plus qu’un simple combat : il joue sa place dans l’élite.
Une ceinture WBC en jeu, une unification chez les lourds-légers, un monstre mexicain en quête de domination, un prodige en reconstruction et un ancien roi dos au mur : cette soirée DAZN s’annonce comme un carrefour de carrières. Reste une question, simple et brutale : qui sortira de ce 5 décembre avec un avenir plus grand que son passé ?




