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Angleterre : Jobe Bellingham et Josh King dans la sélection de Thomas Tuchel

Jobe Bellingham avec son frère, Josh King dans le grand bain, Cole Palmer et Kobbie Mainoo laissés à quai : Thomas Tuchel a tranché pour le dernier rassemblement de l’année, et la liste d’Angleterre ne manque ni de symboles ni de secousses.

Les frères Bellingham, nouvelle histoire de famille

La scène était écrite depuis un moment, elle devient réalité : Jobe Bellingham rejoint enfin son frère Jude Bellingham en sélection. Le milieu de Borussia Dortmund est convoqué pour la première fois avec l’équipe A aux côtés de son aîné, déjà figure centrale du groupe. Cette double présence portera le récit autour de cette liste, presque autant que le contexte sportif.

L’Angleterre, médaillée de bronze à la dernière Coupe du monde, est pratiquement assurée de voir les quarts de finale de la Nations League. Il reste pourtant deux affiches de poids : la réception de la Croatie jeudi prochain, puis un déplacement en Espagne trois jours plus tard. Deux tests de caractère, et une scène idéale pour lancer Jobe dans le grand monde.

Autre nouveauté forte : la convocation du jeune Josh King, adolescent de Fulham encore sans cape, repéré lors du stage de préparation au Mondial en juin. Tuchel confirme son intuition en l’intégrant dans un groupe élargi à 25 joueurs. Un pari assumé.

Les grands oubliés : Palmer et Mainoo

Le revers de ces promotions, ce sont des absences qui claquent. Cole Palmer, maestro de Chelsea, et Kobbie Mainoo, milieu montant de Manchester United, ne figurent pas dans cette liste. Deux omissions très visibles, presque politiques, tant les deux joueurs s’imposent semaine après semaine en club.

Tuchel a préféré remodeler autrement : Djed Spence revient dans le paysage, tout comme Ben White, rappelé en défense. Nico O’Reilly, lui, sort du groupe. Les lignes bougent, la hiérarchie aussi.

Au milieu, Declan Rice signe son retour après blessure, pièce maîtresse retrouvée pour encadrer une zone où se mêlent désormais expérience, créativité et fraîcheur. Mais chaque bonne nouvelle en cache une autre, moins heureuse.

Blessures en série, équilibres fragiles

Bukayo Saka manque à l’appel, touché à la cuisse. Tuchel a choisi de ne pas convoquer Noni Madueke pour le remplacer, malgré l’évidence apparente du profil. Une décision qui en dit long sur la concurrence féroce dans le secteur offensif.

D’autres champions du monde récents restent aussi à la maison : Dean Henderson, Dan Burn et Jordan Henderson, déjà absents lors du dernier rassemblement, ne réintègrent pas le groupe. La porte ne se ferme pas, mais elle grince.

Le secteur défensif et les couloirs payent cher la casse physique : Alex Scott, Marcus Rashford, John Stones, Tino Livramento, Reece James et Trevoh Chalobah sont forfaits sur blessure. Une hémorragie qui oblige Tuchel à recomposer sans cesse ses lignes, à jongler avec les profils et les statuts.

Une liste entre continuité et coups de projecteur

Dans les buts, Jordan Pickford reste le numéro un, entouré de James Trafford et Jason Steele. La base ne bouge pas. Devant lui, un mélange de certitudes et de paris : Ezri Konsa, Marc Guehi, Jarrad Branthwaite, Trent Alexander-Arnold, Lewis Hall, Jarrell Quansah, Djed Spence et Ben White composent un bloc défensif capable de jouer haut, de relancer propre, mais encore en quête de repères communs.

Le cœur du jeu concentre la lumière : Jude et Jobe Bellingham, Josh King, James Garner, Elliot Anderson, Eberechi Eze, Myles Lewis-Skelly et Declan Rice. Entre l’autorité de Rice, la classe de Jude, la spontanéité de Jobe et l’insouciance de King, Tuchel se donne une palette large, presque luxueuse, pour ajuster ses plans face à deux adversaires d’élite.

Devant, Harry Kane reste le phare. Autour de lui, Morgan Gibbs-White, Dominic Calvert-Lewin, Anthony Gordon, Rio Ngumoha et Morgan Rogers offrent des profils variés, entre attaquant de surface, faux neuf, ailier agressif et jeune talent à polir.

Voici la liste complète :

  • Gardiens : Jordan Pickford, James Trafford, Jason Steele
  • Défenseurs : Ezri Konsa, Marc Guehi, Jarrad Branthwaite, Trent Alexander-Arnold, Lewis Hall, Jarrell Quansah, Djed Spence, Ben White
  • Milieux : Jude Bellingham, Jobe Bellingham, Josh King, James Garner, Elliot Anderson, Eberechi Eze, Myles Lewis-Skelly, Declan Rice
  • Attaquants : Harry Kane, Morgan Gibbs-White, Dominic Calvert-Lewin, Anthony Gordon, Rio Ngumoha, Morgan Rogers

Entre la symbolique des frères Bellingham, l’audace King, les blessures en cascade et les absences lourdes de Palmer et Mainoo, ce dernier rassemblement de l’année ressemble à un laboratoire sous haute pression. À l’heure d’aborder la Croatie puis l’Espagne, une question s’impose : cette Angleterre en reconstruction permanente va-t-elle simplement gérer sa qualification, ou poser les premières pierres de son prochain grand tournoi ?