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Achraf Hakimi en pause : un choix stratégique du PSG

Casablanca – Le souffle est mérité. Paris Saint-Germain a décidé d’accorder une parenthèse à Achraf Hakimi jusqu’à la trêve internationale de novembre, un choix qui privera le club de son latéral marocain pour la réception de Troyes en Ligue 1 samedi.

La décision est tombée vendredi, à l’issue d’échanges entre Luis Enrique et la direction sportive. Pas de polémique, pas de flou : un choix assumé de gestion d’homme dans un calendrier qui broie les organismes.

« En accord avec l’entraîneur et la Direction Sportive du Club, Achraf Hakimi bénéficiera d’une période de repos jusqu’au début de la fenêtre internationale », a indiqué le PSG dans un communiqué. Message clair : on protège l’un des hommes forts du début de saison.

Hakimi en feu, mis sur pause

À 28 ans, Hakimi n’a quasiment pas soufflé depuis le début de l’exercice. Titulaire indiscutable dans le système de Luis Enrique, il vient pourtant de signer l’une des prestations les plus marquantes de sa carrière le 30 octobre face au Havre.

Ce soir-là, le latéral a tout fait. Premier triplé de sa carrière, deux passes décisives, un couloir droit transformé en autoroute personnelle et un succès 5-1 qui a prolongé la série victorieuse du PSG à neuf matches toutes compétitions confondues. Une démonstration.

Il ne s’est pas arrêté là. En Ligue des champions, Hakimi a encore pesé, au cœur de la nouvelle victoire parisienne face à Villarreal mardi. Volume, projection, influence dans le jeu : le Marocain coche toutes les cases du joueur qu’on ne remplace pas facilement.

Justement, c’est ce profil-là qu’il faut parfois ménager. Paris choisit donc de lever le pied avec lui avant que le corps ne l’impose.

Un œil sur les Lions de l’Atlas

Cette coupure intervient à un moment clé pour le Maroc. Dans quelques jours, les Lions de l’Atlas attaqueront une double confrontation décisive en éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations face au Niger.

Mercredi, le sélectionneur Mohamed Ouahbi a retenu Hakimi dans une liste de 26 joueurs, aux côtés notamment de Noussair Mazraoui, Nayef Aguerd et Issa Diop. Une ligne défensive dense, mais où le joueur du PSG reste une pièce maîtresse, sur le terrain comme dans le vestiaire.

Le programme est clair : Maroc – Niger au stade Mohammed V de Casablanca le 13 novembre, puis une seconde manche au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat le 17 novembre. Coup d’envoi à 20 heures, heure marocaine, pour les deux rendez-vous.

La question brûlante était donc immédiate : ce repos décidé par Paris remet-il en cause sa présence en sélection ? À ce stade, non. Hakimi demeure officiellement dans le groupe d’Ouahbi, et le communiqué du PSG ne laisse pas entendre qu’il manquera ces deux rencontres.

Les Lions de l’Atlas aborderont cette fenêtre internationale en position de force, en tête du groupe A avec six points, grâce à leurs succès face au Gabon et au Lesotho. Un fauteuil de leader qu’ils entendent bien conserver, avec ou sans leur latéral star à 100 % de ses moyens.

Paris sans son moteur droit

Pour le PSG, l’équation est plus immédiate : il faudra faire sans Hakimi pour la réception de Troyes, samedi 7 novembre au Parc des Princes, dernier match de Ligue 1 avant la trêve.

Luis Enrique perd un joueur qui lui offre largeur, profondeur et danger permanent. Paris, en revanche, gagne un peu de marge sur l’usure physique d’un élément capital alors que la saison ne fait que s’installer.

Entre la gestion fine d’un effectif de stars et l’enjeu national d’une qualification à la CAN, la pause accordée à Hakimi ressemble moins à un frein qu’à un investissement. Reste à voir, dans dix jours, si ce pari offrira au Maroc un latéral rafraîchi… ou un leader encore en rodage au moment de défendre la première place du groupe.