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Amen Thompson stoppe Victor Wembanyama et mène Houston à la victoire

Amen Thompson, le contre qui fait trembler Victor Wembanyama et plier San Antonio

Au Moody Center d’Austin, la scène avait tout d’un symbole. Victor Wembanyama, 2,24 m, ballon en main près du cercle, cinq secondes à jouer, San Antonio à -2, le scénario parfait pour un nouveau moment signature du Français. À la place, c’est Amen Thompson qui a signé le sien.

Le jeune arrière de Houston, plus petit de vingt-trois centimètres, a jailli au timing parfait. Un contre sec, propre, sans faute ni goaltending, directement au sommet du cercle. Le choc visuel est brutal : le géant stoppé net par le sophomore des Rockets. L’action qui scelle la victoire 114-110 de Houston sur les Spurs.

Fred VanVleet récupère le ballon qui traîne, subit la faute et ne tremble pas sur la ligne. Deux lancers francs convertis, et l’écart final est gravé.

Thompson, la signature des deux côtés du terrain

Ce contre n’est pas un éclair isolé. Amen Thompson a joué comme une star des deux côtés du parquet. 20 points, 10 rebonds, 4 passes, 2 interceptions, 2 contres, à 9/15 au tir dont 1/2 à trois points. Des chiffres lourds, mais surtout une présence constante, agressive, sûre de ses choix.

Il a attaqué le cercle sans complexe, tenu le choc physiquement, et pris ses responsabilités défensives sur les extérieurs comme dans la raquette. Quand le match s’est resserré, il n’a pas disparu. Il l’a façonné.

Face à lui, Wembanyama a longtemps semblé en contrôle. 25 points, 13 rebonds, 2 contres, 9/21 au tir. Dominant par séquences, gêné par d’autres, mais toujours au cœur du plan de jeu des Spurs. Jusqu’à cette dernière possession, où Thompson l’a privé du tir qui aurait pu renverser la nuit texane.

Sengun, le métronome offensif

Si l’image du match appartient à Thompson, la partition offensive de Houston porte largement la signature d’Alperen Sengun. Le pivot turc finit avec 29 points, 7 passes, 7 rebonds, à 10/20 au tir, 2/4 derrière l’arc et 7/8 aux lancers. Un quasi triple-double, mais surtout un rôle central dans le jeu placé des Rockets.

Poste bas, main à main, lecture des coupes, renversements : Sengun a fait éclater la défense de San Antonio par sa variété. Chaque prise à deux ouvrait un tir, chaque hésitation des Spurs devenait une opportunité. Son duo avec Thompson a donné le ton : agressivité, mouvement, précision.

Autour d’eux, Fred VanVleet a joué son rôle de stabilisateur. 14 points, 5 passes, 3 interceptions, 3/8 à trois points. Peu de volume au tir, mais des paniers au bon moment et une gestion froide du money time, symbolisée par ses deux lancers pour tuer le match.

Kevin Durant, lui, évoluait presque à domicile. De retour sur le campus de l’University of Texas, là où il a brillé il y a près de vingt ans, il a livré une prestation maîtrisée : 20 points, 7 rebonds, 6 passes, à 5/10 au tir, 2/2 de loin, 8/8 sur la ligne. Efficace, propre, sans surjouer. Un vétéran qui sait quand appuyer, quand se mettre en retrait.

Austin, faux air de terrain neutre, vraie ambiance de déplacement

Le match se jouait au Moody Center, sur le campus d’Austin. Sur le papier, un retour sentimental pour Durant. Dans les tribunes, une autre réalité : Austin est bien plus proche de San Antonio que de Houston. L’atmosphère penchait clairement côté Spurs.

Pour les Rockets, cette victoire a donc le goût d’un succès à l’extérieur, dans une salle hostile, face à un adversaire qui sort tout juste d’une participation aux Finales 2026. Un contexte idéal pour tester leur solidité mentale dès la deuxième rencontre de la saison.

Houston répond présent. Après avoir écrasé Dallas lors de l’ouverture de la saison régulière, les Rockets démarrent à 2-0, avec deux victoires convaincantes, deux déclarations d’intention à l’Ouest.

Les Spurs déjà sous pression, les Rockets déjà installés

San Antonio, finaliste NBA en 2026, se retrouve à 0-2 pour lancer la campagne 2026-27. La statistique peut inquiéter, mais le calendrier raconte une autre histoire : deux défaites face à Houston et Oklahoma City, deux candidats annoncés aux premières places de la conférence.

Wembanyama reste le centre de gravité de cette équipe, Dylan Harper apporte 20 points à 8/15 au tir, et les Spurs ne sont pas passés loin. Mais dans les moments décisifs, ce sont les Rockets qui ont imposé leur loi, leur intensité, leur calme.

Houston ne s’attarde pas. Prochain arrêt : Atlanta, dès samedi, pour la deuxième nuit d’un back-to-back à l’extérieur. Coup d’envoi à 19h30, heure centrale. Deux matches, deux victoires, un groupe qui se découvre des réflexes de prétendant.

Et une image, déjà, qui colle à cette jeune équipe : un arrière de 2,01 m qui monte au cercle, bras tendu, pour refuser le panier à un phénomène de 2,24 m. Si les Rockets cherchaient une action-manifeste pour lancer leur saison, Amen Thompson vient de la leur offrir.