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Afrique du Sud renforce son avance : Harmer et Jansen dominent l'Australie

L’Afrique du Sud serre l’étau : Harmer et Jansen punissent l’Australie malgré le coup dur Nortje

Avec une avance de 326 runs après la première manche, l’Afrique du Sud n’a pas hésité une seconde : Temba Bavuma a fait suivre-on. Décision de capitaine sûr de sa force, malgré un handicap majeur. Anrich Nortje, l’un de ses bras armés, était déjà hors jeu, fauché par une blessure à l’aine après seulement 3,3 overs dans le premier innings.

Avant de quitter la scène, Nortje avait tout de même frappé fort en faisant tomber Marnus Labuschagne. Puis le plan a dû changer. Plus de vitesse brute à enchaîner sur de longues séquences. Bavuma a alors sorti la boîte à outils.

Kagiso Rabada, Marco Jansen et Wiaan Mulder ont été utilisés par courtes salves, comme des coups de sonde répétés. Le capitaine a surtout mis son poids sur Simon Harmer. L’offspinner a répondu comme un vieux routier : 18 overs, deux wickets, et une emprise grandissante sur le tempo du match.

Moment clé

Le moment clé ? Un partenariat de 92 runs pour le deuxième wicket entre Travis Head et Labuschagne, qui commençait à inquiéter sérieusement les Sud-Africains. L’Australie respirait un peu mieux, les deux batteurs installaient leurs marques, le vent se levait. Harmer, lui, a choisi ce moment pour frapper.

Labuschagne a tenté le grand coup, un swing ambitieux dans un vent latéral tenace. La balle n’a jamais vraiment décollé comme il l’espérait. Jansen, lancé depuis le mid-on, a couru en arrière, yeux rivés sur la trajectoire malmenée par la brise, et a sécurisé la prise. Partenariat brisé, pression relancée. L’Afrique du Sud venait de rouvrir la porte.

Ce même Jansen avait déjà façonné le premier innings australien. Grand gaucher à l’action fluide, il avait frappé dès sa première balle du match, cueillant Scott Boland, nightwatchman pris derrière dans le deuxième over de la journée. Un début de sort presque symbolique : l’Australie n’allait jamais vraiment se remettre de cette mainmise.

Une fois lancé, Jansen n’a plus lâché sa proie. Head, Renshaw, Alex Carey, Beau Webster : tous sont tombés face à lui, pièce après pièce, jusqu’à voir la manche australienne s’effondrer. Les wickets se sont enchaînés, la confiance a fondu, et l’avance sud-africaine s’est transformée en gouffre.

Privée de Nortje, l’Afrique du Sud aurait pu se replier. Elle a choisi l’option inverse : multiplier les options, varier les angles, étouffer patiemment. Harmer a verrouillé l’une des extrémités, Rabada et Mulder ont assuré le relais, et Jansen a incarné la lame de fond qui emporte tout sur son passage.

Avec un tel matelas de runs et un bowling aussi discipliné malgré les pépins physiques, la question n’est plus de savoir si l’Australie peut survivre longtemps. Elle est de savoir combien de temps encore l’Afrique du Sud laissera ce match en vie.