UConn domine Army avec une victoire écrasante de 86-50
À Storrs, dans le vacarme feutré du M&T Bank Center de la Harry A. Gampel Pavilion, la machine UConn a mis un quart-temps à se lancer. Ensuite, elle a roulé sur Army.
Portée par les 19 points de la junior Sarah Strong, la formation classée n°2 du pays s’est imposée 86-50 dimanche après-midi, transformant une entame hésitante en démonstration de puissance.
Un début poussif, puis le déclic
Army s’accroche, profite du rythme cassé et d’une attaque des Huskies encore en rodage. UConn tarde à trouver ses repères, les possessions se cherchent, le public attend le coup d’accélérateur.
Il arrive dans la dernière minute du premier quart-temps. Une pénétration tranchante de KK Arnold, layup main droite, égalise à 1:05 de la sirène. La tension retombe un peu. Sur la ligne, la senior Ashlynn Shade ne tremble pas : trois lancers francs convertis, et UConn vire en tête 21-18. Le score est serré, mais la dynamique a basculé.
Le deuxième quart-temps comme manifeste
Puis le match change de dimension. D’un coup.
UConn étouffe Army des deux côtés du terrain et plie l’affaire en dix minutes. Un 32-7 infligé dans le deuxième quart-temps, qui fait passer la rencontre d’équilibrée à à sens unique. La défense verrouille, les lignes de passe disparaissent, les pertes de balle adverses se multiplient. En transition, les Huskies déroulent.
Au cœur de cette vague, Sarah Strong prend feu : 10 points rien que dans ce quart-temps. Elle impose son gabarit, sanctionne de près, punit à mi-distance, aspire les rebonds. Army ne trouve aucune réponse.
À la pause, l’écart est déjà trop large. Le reste ne sera qu’une longue confirmation.
Un banc qui pèse, une activité constante
L’avantage de UConn, ce n’est pas seulement son cinq majeur. C’est la profondeur.
Junior sortie du banc, Allie Ziebell apporte 13 points et une vraie agressivité offensive. Elle entre, score, relance le tempo. Dans son sillage, la freshman Jovana Popovic ajoute 10 points, preuve que la relève sait déjà répondre au niveau attendu.
Sous les panneaux, le travail est partagé. Strong, la junior Kayleigh Heckel et la freshman Olivia Vukosa captent chacune sept rebonds, verrouillant la raquette et limitant les deuxièmes chances d’Army. Chaque tir raté devient presque automatiquement une possession pour UConn.
En défense extérieure, KK Arnold met la pression sur la balle et donne le ton. Elle termine avec quatre interceptions, meilleure totale du match, symbole d’une activité permanente sur les lignes de passe et d’un engagement qui ne faiblit pas même avec l’écart au score.
Une victoire qui en dit long
Score final : 86-50. Large, assumé, maîtrisé.
Après un premier quart-temps hésitant, UConn a rappelé pourquoi cette équipe pointe au deuxième rang national. Une attaque capable de passer la surmultipliée en quelques minutes, une défense qui étrangle l’adversaire, un banc qui produit immédiatement.
Si ce match n’était qu’une étape dans une longue saison, il laisse tout de même une impression nette : quand les Huskies enclenchent leur rythme, rares sont les équipes capables de tenir la cadence.




