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Lazio contre Parma : Duel entre Gattuso et Gilardino au Stadio Olimpico

Au Stadio Olimpico, un parfum de 2006 flotte au-dessus d’une affiche qui, sur le papier, semble déséquilibrée. Sur un banc, Gennaro Gattuso. Sur l’autre, Alberto Gilardino. Deux champions du monde, deux trajectoires opposées ce soir : une Lazio lancée à pleine vitesse, un Parma en plein brouillard.

Le coup d’envoi est fixé à 20h45, dans une Rome déjà chauffée par Napoli-Roma plus tôt dans la soirée. Mais la vraie pression, ici, est comptable : un point suffit à la Lazio pour s’installer en tête de la Serie A, au moins jusqu’à la réponse de l’Inter contre la Fiorentina dimanche.

Gattuso, même onze, même intensité

Gattuso ne touche à rien. Selon plusieurs sources, dont Sky Sport, l’entraîneur des Biancocelesti reconduit le même onze qui a écrasé la Juventus 3-0 à l’Allianz Stadium la semaine dernière. Quand une équipe gagne de cette manière, on ne la démonte pas, on la relance.

La Lazio arrive invaincue : six victoires, un nul, une solidité déjà digne d’un candidat au titre. Malgré cela, l’infirmerie n’est pas vide. Adam Marušić et Nicolò Rovella manquent à l’appel, tous deux touchés au mollet ou aux muscles, tandis qu’Albert Gudmundsson est forfait à cause d’une luxation de l’épaule droite. Des absences importantes, mais Gattuso préfère l’élan du collectif à la plainte.

Son 4-3-3 reste clair comme une déclaration d’intention :

Lazio (4-3-3) : Mandas ; Floriani Mussolini, Sutalo Provstgaard, Tavares ; Frattesi, Belahyane, Taylor ; Isaksen, Noslin, Zaccagni.

Un bloc qui sait presser, courir, se projeter. Un bloc qui, surtout, vient de faire taire la Juventus chez elle. Le message est passé à tout le championnat.

Gilardino sous pression, Parma en panne

En face, Alberto Gilardino arrive avec un tout autre décor. Deux matches sous ses ordres en Serie A, deux défaites. Six buts encaissés, aucun marqué. Le contraste avec la Lazio est brutal.

Parma débarque à Rome avec plusieurs absents : Nicolussi Caviglia, toujours gêné par une pubalgie, reste indisponible, tout comme Valenti, Pontus Almqvist et Elphege. Un groupe amoindri pour affronter l’une des équipes les plus en forme du pays, dans l’un des stades les plus intimidants.

Pour Gilardino, la question n’est plus seulement tactique. Il doit stopper l’hémorragie, redonner un minimum de confiance à un vestiaire qui n’a pas encore trouvé son souffle au plus haut niveau. Face à un adversaire qui tourne à plein régime, le défi frôle le casse-tête.

Une soirée pour basculer… ou s’enfoncer

La Lazio joue gros, mais avec le vent dans le dos. Un succès, et la première place devient plus qu’un symbole : une déclaration adressée à l’Inter et aux autres prétendants. Même un nul suffirait à grimper en tête, ce qui en dit long sur la régularité des hommes de Gattuso depuis le début de saison.

Parma, lui, joue pour respirer. Pour enfin marquer. Pour prouver que la série noire n’est pas une fatalité sous Gilardino. Repartir de l’Olimpico avec quelque chose en poche ressemblerait presque à un exploit.

Le décor est planté : une équipe invaincue, une autre sans but et déjà bousculée. Deux anciens héros de Berlin 2006, désormais jugés non plus sur leurs buts ou leurs tacles, mais sur leurs choix de coach. Ce soir, au Stadio Olimpico, l’un des deux sortira forcément avec un récit renforcé. Reste à savoir lequel.