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Donald Trump relance sa croisade contre LeBron James après l'hymne

Donald Trump a trouvé un nouveau terrain de bataille. Entre un conflit armé en Iran et une tournée politique pour soutenir les candidats républicains à l’approche des élections de mi-mandat, l’ancien président des États-Unis a choisi de consacrer une partie de son temps à… LeBron James.

Jeudi, le 80‑ans s’est emparé de Truth Social pour s’en prendre frontalement à l’icône de la NBA, après la diffusion d’un court extrait vidéo tourné lors du match d’ouverture de la saison des Philadelphia 76ers face aux New York Knicks, mardi.

Dans ce clip, devenu viral, on voit LeBron James en bord de terrain pendant que l’hymne national est interprété. Le commentaire qui accompagne la séquence affirme que le quadruple champion NBA s’exerce à un geste de golf durant l’hymne. On le voit effectivement effectuer un mouvement de swing… mais aussi répéter un tir, dans ce qui peut tout aussi bien ressembler à une simple routine d’échauffement.

Pour Trump, peu importe la nuance.

Sur Truth Social, il lâche un message au ton habituel, outré et définitif : selon lui, « LeBron James manque de respect à notre pays pendant notre hymne national », avant de le qualifier de « TOTAL DISGRACE » et de réclamer qu’il présente des excuses « à tous ces Grands Guerriers et Héros américains morts pour le drapeau américain et pour tout ce que notre pays représente ». Le message est signé de son nom complet, comme pour marteler le coup.

Le geste du joueur des Los Angeles Lakers interroge, certes. Était‑il en train de s’étirer une dernière fois, comme le font tant d’athlètes jusqu’aux dernières secondes avant le coup d’envoi ? Profitait‑il de ce moment pour travailler un mouvement, comme le suggère la vidéo ? La scène n’a rien d’exceptionnel dans un contexte sportif où, pendant l’hymne, certains joueurs continuent de bouger, des remplaçants ajustent leurs équipements et des spectateurs se dirigent encore vers les buvettes.

Mais pour Trump, la question de « l’hymne » est devenue depuis longtemps un marqueur politique.

Sa croisade sur le sujet remonte à sa colère contre Colin Kaepernick, l’ancien quarterback des San Francisco 49ers, et contre tous ces sportifs qui avaient choisi de poser un genou à terre pendant l’hymne pour dénoncer les violences policières et le racisme systémique. À l’époque déjà, Trump s’érigeait en gardien autoproclamé du respect au drapeau, fustigeant ceux qui, à ses yeux, l’avaient bafoué.

LeBron James, figure majeure du sport américain et voix régulièrement engagée sur les questions sociales et politiques, est depuis longtemps dans le viseur de l’ex‑président. Les attaques verbales à son encontre se sont multipliées au fil des années, chaque prise de position de la star NBA devenant un prétexte à nouvelle charge.

Cette fois, il ne s’agit ni d’un tweet sur la politique intérieure, ni d’un débat sur une réforme. Juste d’un geste capté en quelques secondes, interprété comme un manque de respect à la nation, puis amplifié par un ancien président en pleine campagne pour les élections de mi‑mandat.

Entre un conflit international et une bataille électorale cruciale, Donald Trump a donc trouvé le temps de rallumer un vieux brasier : celui de la guerre culturelle autour de l’hymne, du drapeau et des athlètes devenus symboles, malgré eux ou non, d’un pays qui se déchire sur ce que signifie vraiment « respecter » l’Amérique.