Nikola Jokic vise un record historique dès l'ouverture de la saison
La saison des Denver Nuggets démarre jeudi. Pour Nikola Jokic, ce n’est pas seulement un coup d’envoi, c’est une porte grande ouverte sur l’histoire de la NBA.
Le pivot superstar aborde l’exercice 2026-27 à hauteur d’une légende : Oscar Robertson. Les deux hommes partagent aujourd’hui le record du plus grand nombre de triple-doubles lors d’un match d’ouverture de saison, quatre chacun. Un cinquième contre l’Oklahoma City Thunder, et le Serbe règnera seul sur cette ligne du livre des records.
Jokic, un record à portée de main
L’an dernier, Jokic avait déjà frappé fort dès la première soirée. Face aux Golden State Warriors, il avait posé un triple-double clinique : 21 points, 13 rebonds, 10 passes. Une partition complète, dans son style habituel, entre lecture du jeu et domination silencieuse.
Denver avait pourtant quitté le parquet battu 137-131 après prolongation. Une défaite au goût amer qui a laissé aux Nuggets une sensation d’inachevé au moment de replonger dans le marathon de la saison régulière. La performance individuelle brillait, le résultat collectif manquait.
Sur la durée, le triple MVP n’a pas levé le pied. En 2025-26, il a tourné à 27,7 points, 12,9 rebonds et 10,7 passes de moyenne. Des chiffres d’une rare densité, dignes d’un meneur piégé dans le corps d’un pivot, ou l’inverse. Ses prestations ont porté Denver jusqu’aux playoffs, mais l’aventure s’est arrêtée dès le premier tour, face aux Minnesota Timberwolves.
L’élimination précoce a rappelé une évidence : aussi monumental soit-il, Jokic ne peut pas tout faire seul. Mais tant qu’il est sur le parquet, Denver reste une équipe que personne n’a envie d’affronter. Il marque, il organise, il contrôle le tempo. Il dicte la physionomie d’un match comme peu de joueurs dans l’histoire.
Jeudi, une nouvelle dimension s’ajoute. Un triple-double de plus, et Oscar Robertson recule d’un cran dans les archives. Jokic deviendrait alors le seul joueur à avoir signé cinq triple-doubles lors de matches d’ouverture de saison. Un détail pour certains, un jalon de plus dans une carrière déjà hors norme.
Un premier test corsé à Oklahoma City
Pour lancer leur saison, les Nuggets ne bénéficient d’aucun confort : déplacement chez le Thunder, salle hostile, équipe jeune, ambitieuse, et déjà installée parmi les forces montantes de la ligue. Rien d’un tour de chauffe.
Jokic et Denver savent pourtant ce que signifie grimper jusqu’au sommet. Le titre décroché en 2023, avec un Jokic sacré Finals MVP, reste la référence, le standard que la franchise poursuit encore. Depuis, chaque saison s’évalue à l’aune de cette conquête.
La mission est claire : transformer à nouveau l’excellence individuelle du pivot en épopée collective. La saison passée a montré la limite d’un génie isolé. Celle qui s’ouvre doit prouver que Denver peut redevenir une machine de playoffs, pas seulement un écrin pour les statistiques de son maître à jouer.
Face au Thunder, l’enjeu se double donc. D’un côté, la quête d’un départ réussi pour effacer le souvenir de l’ouverture perdue contre Golden State. De l’autre, la chasse à un record symbolique, mais révélateur de la régularité du Serbe au plus haut niveau.
Quand le ballon sera lancé, tous les regards convergeront vers le numéro 15. Chaque rebond, chaque passe, chaque tir rapprochera un peu plus Jokic d’un nouveau morceau d’histoire.
La question n’est plus de savoir s’il appartient déjà au panthéon de la ligue. Elle est simple, brutale : jusqu’où peut-il encore repousser les limites, et combien de temps Denver pourra-t-il accompagner cette ascension au sommet ?




