NBA : Anthony Edwards et Ty Jerome brillent lors de la nuit explosive
La deuxième soirée de la saison 2026-2027 a ressemblé à un buffet à volonté pour les managers fantasy : 11 matchs, des cartons dans tous les sens et déjà quelques tendances lourdes. Deux noms ont dominé la nuit : Anthony Edwards, attendu au sommet, et Ty Jerome, sorti de nulle part.
Anthony Edwards, candidat au titre de meilleur scoreur
Anthony Edwards n’a pas simplement lancé sa saison. Il l’a explosée. Face à Miami, l’arrière a déroulé un récital offensif : 45 points en 33 minutes, à 16/29 au tir, dont 9 tirs primés. Il a ajouté 10 rebonds, 3 passes, 2 interceptions et 1 contre, pour un total de 66,5 points fantasy, meilleur total de la soirée.
Surtout, il a pris le match à bras-le-corps. Vingt-trois de ses 45 points sont venus sans la moindre passe décisive. Iso, création, agressivité constante : Edwards a joué comme une superstar sûre de son statut. Son taux d’usage a grimpé à 40,2 %, exactement le volume espéré par ceux qui le voyaient déjà décrocher le titre de meilleur marqueur et finir dans le top 12 des formats 9-cat.
Ant-Man n’a pas attendu le mois de décembre pour envoyer un message. Il est déjà en mode domination.
Ty Jerome, la bombe inattendue
À l’autre bout du spectre des attentes, Ty Jerome. Son nom n’était pas coché dans les carnets des managers. Il l’est maintenant.
Le meneur a signé la meilleure soirée de sa carrière : 45 points, 17/25 au tir, 5 tirs à trois points, 7 rebonds, 6 passes et 1 contre en 32 minutes dans la victoire de Memphis contre Utah. Total : 64,4 points fantasy. Une explosion.
Jerome a tout fait, de partout. Dégaines longues distances, mi-distance propre, finitions difficiles après dribble : un véritable concours de « heat-check ». Quatorze de ses 17 tirs inscrits ont été auto-créés, preuve qu’il n’a pas seulement profité du système, mais qu’il a porté l’attaque des Grizzlies.
Pour ceux qui l’ont récupéré après le 100e choix sur Yahoo, c’est déjà le coup de poker de ce début de saison. S’il reste en bonne santé, cette valeur pourrait devenir indécente.
Haliburton et Lillard, retour des chefs d’orchestre
Tyrese Haliburton n’a pas perdu de temps pour rappeler qui dirige l’attaque d’Indiana. Dans la victoire 123-120 contre New Orleans, il a compilé 23 points à 8/15 au tir, un parfait 5/5 sur la ligne, 12 passes, 1 interception et 3 balles perdues en 34 minutes, pour 43,4 points fantasy.
Il a dicté le tempo, créé pour lui et pour les autres. Sept de ses huit tirs inscrits l’ont été sans passe décisive, tandis que ses 12 passes ont directement mené à 26 points pour les Pacers. Quand le match s’est tendu, il a répondu présent, avec deux floaters agressifs dans les deux dernières minutes pour boucler l’affaire.
Autour de lui, Pascal Siakam a planté 30 points, Ivica Zubac a signé un double-double massif (16 points, 15 rebonds, 2 contres), et Obi Toppin a apporté 20 points et 4 tirs à trois points en sortie de banc. Haliburton a coché toutes les cases de son statut de choix fin de premier tour / début de deuxième tour en fantasy.
Damian Lillard, lui, a mené Portland dans un véritable récital offensif face à Phoenix. En 23 minutes seulement, il a inscrit 25 points à 7/12 au tir, dont 6/10 à trois points, avec 6 passes, 3 rebonds et 1 interception. Le score large a limité son temps de jeu, pas son impact.
Les doutes sur sa cohabitation avec Ja Morant existaient. Mercredi, tout a semblé fluide. Avec plusieurs créateurs sur le parquet, Portland a constamment attaqué la défense des Suns, alternant pénétrations et tirs longue distance. Résultat : domination dans la raquette et 19 tirs à trois points convertis à 40 %. Jrue Holiday paraît destiné à un rôle plus discret, mais le rôle de Lillard, lui, semble parfaitement sécurisé. Les chiffres qu’il produisait avant sa blessure au tendon d’Achille sont de nouveau à portée.
Walker Kessler, début parfait sous le maillot des Lakers
Pour son premier match avec les Lakers, Walker Kessler n’a pas simplement rassuré. Il a signé un match parfait au tir. Contre une raquette ultra-légère de Golden State, le pivot a terminé à 12/12 au tir pour 26 points, 9 rebonds et 2 contres en 29 minutes, dans une victoire 127-105.
Huit de ses 12 paniers sont venus de passes de Luka Dončić ou Austin Reaves dans la peinture. Des coupes tranchantes, un placement chirurgical, une présence constante près du cercle : Kessler a vécu la soirée la plus confortable de sa jeune carrière. Avec ce type de volume et d’efficacité, il peut sérieusement viser les sommets en pourcentage de réussite cette saison.
Certs y verront une réaction excessive. Mais quand Shaquille O’Neal le désigne comme le meilleur vrai pivot du moment, difficile d’ignorer le signal, lui qui distribue rarement les compliments aux intérieurs.
Les Lakers ne l’ont pas recruté pour faire de la figuration. Ils lui ont confié la clé de la raquette, et sa première sortie coche toutes les cases.
Dončić contrôle, Reaves provoque, Golden State inquiète
Autour de lui, Luka Dončić a géré comme un patron : 28 points à 7/18 au tir, 5/12 à trois points, 9/9 aux lancers, 8 rebonds, 7 passes et 3 interceptions. Austin Reaves a ajouté 23 points, 6 passes et un parfait 10/10 sur la ligne. Les deux ont alimenté Kessler sans relâche et puni chaque hésitation défensive.
Le moment le plus bruyant de la soirée pour Dončić n’a même pas été un tir, mais ses échanges verbaux répétés avec Yaxel Lendeborg. Une manière de rappeler que, dès octobre, l’intensité mentale est déjà au niveau des playoffs.
En face, Golden State n’a jamais vraiment décollé. Stephen Curry a fait ce qu’il a pu avec 23 points en 21 minutes à 7/15 au tir, mais le reste du groupe a semblé terne, sans rythme ni répondant physique. Si la soirée n’est qu’un échantillon, elle laisse déjà entrevoir une saison longue et exigeante pour les Warriors.
Les managers fantasy n’auront qu’un souhait : que Curry tienne le choc jusqu’au bout. Le reste, pour l’instant, ne rassure personne.




