Donald Trump attaque LeBron James pour son attitude pendant l'hymne national
Donald Trump relance frontalement LeBron James. Cette fois, le point d’embrasement n’est ni un tweet politique, ni une prise de position sur la Chine, mais son attitude pendant l’hymne national lors de ses débuts avec les Philadelphia 76ers cette semaine.
Alors que l’hymne retentissait avant le match face aux champions NBA en titre, James, devenu ces derniers temps un véritable obsédé de golf, a été aperçu en train de mimer des swings, équipé de sa nouvelle tenue des 76ers. Autour de lui, le reste de l’équipe se tenait immobile, tourné vers le drapeau.
Pour Trump, la scène est insupportable. Et il l’a fait savoir, une nouvelle fois, sur Truth Social.
« Pendant notre hymne national, LeBron James manque de respect à notre pays ! J’ai dit dès le début qu’il ne valait rien, une HONTE TOTALE. LeBron James devrait présenter ses excuses à tous ces grands guerriers et héros américains morts pour le drapeau américain, et pour tout ce que notre pays représente ! », a écrit le président jeudi.
Le ton est brutal, sans nuance. Et il s’inscrit dans un feuilleton qui dure.
Un vieux contentieux qui se ravive
Ce n’est pas la première fois que James adopte ce rituel pendant l’hymne. L’an dernier, le jour de Noël, alors qu’il portait encore le maillot des Los Angeles Lakers, il avait déjà effectué la même routine de swing de golf pendant la cérémonie d’avant-match.
Le passif entre les deux hommes est lourd. Trump ne s’en cache pas : il n’apprécie ni le joueur, ni le personnage. Plus tôt cette année, interrogé sur le débat éternel LeBron James–Michael Jordan, il avait choisi son camp sans hésiter, avec une pique au passage.
« Michael Jordan est un type qui est un ami à moi, je joue au golf avec lui. C’est vraiment un bon gars. Et je pense que LeBron est, peut-être qu’il est raciste, ou peut-être qu’il n’aime pas Trump, je ne sais pas. Mais moi, je n’aime que les gens qui m’aiment. Donc je dirais Michael Jordan sans hésiter », avait-il déclaré.
Le message est clair : pour Trump, LeBron James n’est pas seulement un adversaire idéologique, mais presque un symbole à combattre.
Des antécédents qui alimentent la polémique
L’épisode de Philadelphie ne sort pas de nulle part. En octobre 2019, alors que James se retrouvait déjà au cœur d’une tempête médiatique pour sa position jugée conciliante envers la Chine, il avait adopté la même posture pendant l’hymne. À l’époque, le compte NBA on ESPN sur X avait publié une vidéo avec la légende : « LeBron is READY », comme si l’on s’apprêtait à vivre un match 7 des Finales.
Les images avaient tourné en boucle. Elles reviennent aujourd’hui comme pièces à conviction dans le dossier à charge dressé par ses détracteurs.
Un autre épisode est souvent cité : en 2023, lors d’un match de USC auquel participait son fils Bronny James, LeBron est filmé arrivant à sa place pendant l’hymne, puis s’asseyant alors que le reste de la salle demeure debout, tête tournée vers le drapeau. Pour ses opposants, la séquence illustre une forme de désinvolture répétée face à ce moment solennel.
Un duel personnel qui dépasse le terrain
Trump, lui, ne parle pas de simple désinvolture. Dans son message, il évoque une « insulte » à la nation, aux soldats tombés au combat, au drapeau. Son vocabulaire est guerrier, son jugement définitif. Il réclame des excuses publiques de la part de la star des 76ers.
James, de son côté, n’a pas répondu directement à cette dernière charge dans le texte fourni, mais son histoire parle pour lui : engagé sur les questions sociales, régulièrement critique à l’égard de Trump pendant sa présidence, il est devenu l’un des visages les plus exposés du sport américain sur le terrain politique.
Les images de Philadelphie, celles de Noël avec les Lakers, la scène à USC, l’épisode de 2019 au cœur de la controverse avec la Chine : tout s’empile. Chaque geste pendant l’hymne devient un nouvel élément dans une bataille symbolique où le parquet de la NBA se transforme en scène politique.
La saison ne fait que commencer, et LeBron James vient à peine d’enfiler le maillot des 76ers. Mais une chose est déjà certaine : son duel à distance avec Donald Trump, lui, ne connaît aucune trêve.




