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Tottenham privé de cadres pour l'ouverture à Brentford

Tottenham démarre sa saison de Premier League avec un mélange déroutant d’excitation et de frustration. Des débuts attendus, un brassard déjà orphelin, et une infirmerie que Roberto De Zerbi refuse de voir se remplir comme l’an dernier.

Un capitaine déjà absent

Nouveau capitaine, Micky van de Ven ne foulera pas la pelouse pour cette première. Le défenseur néerlandais n’a pas joué une minute de la pré-saison, revenu tardivement après une longue coupure post-Coupe du monde. De Zerbi a été clair vendredi : il ne fera même pas partie du groupe contre Brentford.

Le constat est le même pour le vice-capitaine. Pedro Porro ne sera pas impliqué non plus. Deux leaders désignés, deux absents. Pour un match d’ouverture, le symbole est fort.

Sarr touché, prudence maximale

Autre coup dur : Pape Matar Sarr. Le milieu a subi une blessure aux ischio-jambiers. Rien de grave sur le long terme, mais suffisant pour le priver de ce week-end. De Zerbi assume une ligne dure : ne prendre aucun risque inutile, quitte à se présenter amoindri pour lancer la saison.

L’ombre de la crise de blessures de la saison passée plane encore. L’entraîneur italien ne veut pas revivre un automne où chaque composition ressemblait à un casse-tête médical.

Udogie, Maddison, Solanke, Fernandes : lueur d’espoir

Tout n’est pas sombre pour autant. Destiny Udogie, James Maddison, Dominic Solanke et Mateus Fernandes se sont tous entraînés avant le déplacement à Brentford. De Zerbi a glissé qu’ils seraient « inside », laissant entendre qu’ils devraient intégrer le groupe.

Pour Tottenham, c’est un souffle d’air frais. Maddison pour organiser, Solanke pour peser devant, Udogie pour dynamiter son couloir : autant de profils capables de donner une identité immédiate à cette équipe remodelée.

Mateus Fernandes, recruté cet été pour 85 M€ en provenance de West Ham, reste le cas le plus délicat. Gêné au mollet depuis la tournée de pré-saison en Nouvelle-Zélande et en Australie, il n’est pas aligné d’entrée. Le club marche sur des œufs avec son investissement phare.

Une ligne de conduite assumée

De Zerbi ne s’en cache pas : il choisit la prudence. Après une saison précédente abîmée par les pépins physiques, le technicien a décidé de freiner dès le mois d’août plutôt que de réparer en urgence en novembre.

Tottenham se présentera donc à Brentford avec plusieurs visages neufs, mais sans une partie de son ossature annoncée. Un pari assumé : mieux vaut démarrer avec quelques manques que replonger dans le chaos médical.

Reste à savoir si cette gestion mesurée tiendra face à l’intensité de la Premier League, dès le premier coup de sifflet.