Tottenham cible Pedro Neto après le départ de Gakpo
Tottenham cherche du feu devant. Et après une claque 3-0 reçue à Brentford pour ouvrir la saison 2026/27, la priorité offensive est devenue urgente, presque viscérale. Dans ce contexte, un nom revient avec insistance : Pedro Neto.
Tottenham, attaque en chantier, urgence en vitrine
Sous les ordres de Roberto De Zerbi, les Spurs ont déjà beaucoup bougé sur le marché. Sandro Tonali, Mateus Fernandes, Jan Paul van Hecke, Marcos Senesi, Andy Robertson : l’ossature se renforce, ligne par ligne. Et ce n’est pas fini. Les dossiers Savinho et Omar Marmoush, en provenance de Manchester City, sont en phase de finalisation pour muscler encore le secteur offensif.
Mais la gifle infligée par Brentford a rappelé une évidence : il manque encore un vrai détonateur devant. Un joueur capable de casser des lignes, de faire basculer un match sur un dribble, une accélération, un appel dans le dos.
C’est là que Cody Gakpo entre en scène. Tottenham s’intéresse sérieusement à l’attaquant de Liverpool. Le profil plaît, la polyvalence aussi. Le problème, c’est l’accord. Rien ne dit pour l’instant que Liverpool ouvrira la porte, ni à quelles conditions.
Plan B (ou plan A bis) : Pedro Neto
Alors Londres regarde Londres. Si Gakpo reste hors de portée, Tottenham a déjà activé ses plans de repli. Selon Sky Sports, plusieurs pistes offensives sont identifiées. Parmi elles, une cible lourde : Pedro Neto, aujourd’hui à Chelsea.
Le Portugais de 26 ans n’est pas sur la liste des indésirables. Mais il n’est pas non plus classé “intransférable” à Stamford Bridge. Une nuance capitale. Chelsea le juge important, le valorise très haut, et a fixé la barre à 100 millions de livres. Un montant qui le place dans la catégorie des ailiers premium du marché, le club ayant aligné son exigence sur les ventes de joueurs de couloir conclues cet été.
Neto n’a pas été largement proposé aux autres clubs. Il n’est pas “en vitrine”. Il est simplement disponible… au bon prix.
Chelsea, Xabi Alonso et un effectif à dégraisser
Le décor a changé à Stamford Bridge. Nouveau coach, Xabi Alonso, nouvelle dynamique, nouvelles têtes. L’effectif est dense, très dense, surtout dans les couloirs offensifs.
Dans ce contexte, Neto sert de pièce polyvalente. Alonso l’a déjà utilisé à plusieurs postes : piston, ailier, rôle plus axial par séquences. Le technicien espagnol cherche encore son onze type, ajuste ses repères, teste des combinaisons. Le Portugais en profite pour accumuler du temps de jeu, mais sa place à long terme reste une question ouverte.
Chelsea, de son côté, a clairement un objectif : alléger l’effectif avant la fermeture du marché. Un premier signal a été envoyé avec le refus d’une offre de prêt de l’AS Roma pour Jamie Gittens. Autre dossier brûlant : Mykhailo Mudryk. De retour sur les terrains après la résolution de son affaire de dopage, l’Ukrainien devrait partir en prêt. Leeds United a tenté sa chance, sans succès pour l’instant, alors que d’autres clubs se positionnent.
Tout cela annonce une fin de fenêtre très agitée dans l’ouest de Londres. Neto, Gittens, Mudryk et d’autres encore sont au cœur de ce vaste jeu d’équilibre.
Al Hilal recule, Tottenham observe
Pedro Neto n’attire pas que les clubs anglais. Al Hilal s’est penché sur son cas. La Saudi Pro League reste à l’affût des profils offensifs de haut niveau, et le Portugais cochait beaucoup de cases. Mais le prix a refroidi les ardeurs. D’après Fabrizio Romano, le club saoudien juge l’opération trop coûteuse et se tourne désormais vers une autre cible de Premier League : Gabriel Martinelli, d’Arsenal.
Ce retrait de la piste saoudienne laisse la porte un peu plus entrouverte pour un club européen prêt à payer cher. Tottenham, justement, se trouve dans cette zone grise : intéressé, ambitieux, mais confronté à un prix colossal et à la réticence probable d’un rival londonien à renforcer un concurrent direct.
Neto prêt pour les Spurs ?
Reste une inconnue majeure : la volonté du joueur. Accepterait-il de quitter Chelsea pour Tottenham, dans la même ville, dans le même championnat, à ce moment précis du marché ? Le Portugais bénéficie à Chelsea d’un rôle utile, même s’il n’est pas le centre du projet. Sa capacité à occuper plusieurs postes lui garantit des minutes, au moins tant qu’Alonso affine encore ses choix.
Le choix sportif ne serait pas neutre. À Tottenham, Neto deviendrait une pièce centrale d’un secteur offensif en reconstruction, dans une équipe piquée dans son orgueil après un début de saison raté. À Chelsea, il reste au cœur d’un projet en mutation, avec une concurrence féroce mais un entraîneur qui l’utilise.
Un bras de fer londonien à venir ?
Chelsea est face à un dilemme classique de fin de mercato : encaisser une somme massive pour un joueur apprécié mais vendable, ou refuser de renforcer un rival direct, quitte à conserver un effectif trop fourni.
Tottenham, de son côté, doit décider jusqu’où pousser ses jetons sur la table. Miser gros sur Neto si la piste Gakpo se bloque ? Tenter un coup tardif à un prix inférieur au tarif affiché ? Ou se rabattre sur une autre cible moins coûteuse, mais aussi moins impactante ?
Une chose est sûre : dans les bureaux de Stamford Bridge comme dans ceux de Tottenham, les téléphones ne vont pas cesser de sonner. La question, désormais, n’est plus seulement de savoir si Pedro Neto vaut 100 millions de livres. Elle est de savoir qui osera les payer, et à quel prix sportif Chelsea acceptera de le voir filer, peut-être, juste de l’autre côté de Londres.



