Thierry Henry appelle à l'engagement d'Arsenal à l'Etihad
Thierry Henry hausse le ton : « Je veux voir ce feu à l’Etihad »
Qualifiés, mais loin de convaincre. Le deuxième acte poussif face au champion du Portugal a laissé un goût amer à Thierry Henry, au point de le voir remettre en question le tranchant d’Arsenal au moment où la saison entre dans sa zone rouge.
Supporter déclaré du projet de Mikel Arteta, l’ancienne idole des Gunners n’a pourtant pas cherché à arrondir les angles. Pour lui, l’heure n’est plus aux discours séduisants, mais aux démonstrations sans appel sur le terrain.
Sur le plateau de CBS Sports, Henry a d’abord réaffirmé sa confiance dans les mots de son ancien coéquipier, avant de glisser le tacle qui fait mal : il n’a pas vu la fameuse « flamme » annoncée par le manager. « Je crois en ce qu’il a dit, je suis un grand croyant. Je crois en ce que je vois. Je crois au feu, mais quand tu parles comme ça, tu dois ensuite le faire. Je ne l’ai pas vu ce soir », a-t-il lâché, tout en rappelant que la qualification et la demi-finale restent un cap important pour le club. Lui-même n’a jamais remporté cette compétition, comme il l’a reconnu avec un sourire, en rappelant tout de même : « Mais j’ai gagné le championnat. »
Ce sourire est vite devenu plus ironique lorsqu’on lui a demandé si le niveau affiché face au Sporting pouvait suffire contre une équipe du calibre de Manchester City. Henry n’a pas oublié la domination récente du club de Pep Guardiola. Et pourtant, il refuse de voir cette saison comme une occasion manquée annoncée. À ses yeux, c’est même tout l’inverse : c’est la meilleure chance d’Arsenal pour faire taire les doutes qui collent à cette génération.
La cible est claire : l’Etihad Stadium
Le meilleur buteur de l’histoire des Gunners a posé le décor sans détour : « Allez gagner à Man City. Je veux voir ce feu là-bas. C’est ce feu-là que je veux voir, je crois en Mikel, oui, mais allez le montrer. »
Henry n’a pas seulement pointé le match du soir. Il a déroulé la liste de ces prestations trop tièdes qui, selon lui, ne collent pas au discours ambitieux du club : « Pas comme ce soir ou contre Bournemouth, ou Brighton à l’extérieur, ou Mansfield, ou tout ce que j’ai vu cette saison. » Et puis il a rappelé la réalité du monstre à abattre : « Le Man City que j’ai vu récemment… On parle d’une équipe qui a gagné quatre fois de suite. Liverpool est venu s’intercaler, sinon ça aurait été encore plus. » Le constat est brutal, mais juste : Arsenal vise un trône occupé par une machine qui a façonné l’ère récente du championnat.
Henry ne se contente pas de critiquer. Depuis le début de la saison, il répète la même chose : il croit que ce groupe peut aller au bout.
« Je le dis depuis le début de la saison, cette année je crois vraiment qu’on peut gagner le championnat. C’est la plus grande chance de votre vie, non seulement pour faire taire tout le monde, mais pour vous prouver à vous-mêmes, en tant qu’équipe, que vous le pouvez », a-t-il insisté, refusant de prononcer certains termes utilisés par les détracteurs du club, mais les ayant clairement en tête.
Installé sur sa chaise de consultant, Henry sait qu’il ne peut plus influencer les choses comme autrefois, balle au pied. « Je suis assis ici sur une chaise à travailler pour CBS, je ne peux rien faire », a-t-il concédé. Mais il a prévenu. Il a entendu parler de « feu ». Il veut désormais le voir brûler à l’Etihad. Et c’est là, précisément, que se jouera peut-être la véritable bascule de la saison d’Arsenal.



