Juventus domine Bologna 2-0 et renforce sa place en Ligue des champions
Sous les projecteurs de l’Allianz Stadium, Juventus a signé un succès maîtrisé 2-0 contre Bologna, un résultat qui consolide sa place dans la course à la Ligue des champions en Serie A. Dans ce duel du haut de tableau entre le quatrième et le huitième, l’équipe de Luciano Spalletti a imposé son intensité d’entrée avant de gérer avec maturité, face à un Bologna appliqué mais inoffensif.
Le match bascule dès la 2e minute. Sur une projection rapide côté droit, Pierre Kalulu profite d’un espace pour s’emmener le ballon et centrer fort au sol vers Jonathan David. L’attaquant canadien coupe parfaitement la trajectoire au premier poteau et trompe Federico Ravaglia d’une reprise sèche. 1-0 pour Juventus après à peine deux minutes de jeu : le plan de Spalletti, fait de pressing haut et de verticalité, est immédiatement récompensé.
Portée par cette entame idéale, Juventus contrôle le premier acte avec 55 % de possession et une bonne occupation des demi-espaces grâce au trio Francisco Conceição – Jeremie Boga – Jonathan David devant. Bologna, organisé en 4-3-3, peine à ressortir proprement sous la pression combinée de Weston McKennie et Manuel Locatelli, même si Remo Freuler tente de donner un minimum de liant au milieu. Les visiteurs se procurent quelques frappes lointaines mais sans cadrer, et Michele Di Gregorio vit une première période très tranquille, sans le moindre tir adverse sur sa cage.
Deuxième Mi-Temps
Au retour des vestiaires, Spalletti opère un premier ajustement : à la 46e minute, Khéphren Thuram remplace Emil Holm. Juventus passe alors sur une animation encore plus agressive dans l’axe, avec Thuram positionné plus haut pour attaquer les espaces entre les lignes de Bologna.
Ce choix est payant onze minutes plus tard. À la 57e minute, McKennie récupère un ballon dans le cœur du jeu et se projette avant de décaler intelligemment Thuram, lancé plein axe. Le milieu français fixe puis ouvre son pied droit pour battre Ravaglia à ras de terre. 2-0, avec une action symbole de la supériorité physique et technique du double pivot bianconero.
Mené de deux buts, Bologna réagit immédiatement par une série de changements pour tenter de renverser la dynamique. À la 58e minute, Nikola Moro remplace Tommaso Pobega afin d’apporter plus de créativité au milieu. Une minute plus tard, à la 59e, Lewis Ferguson prend la place de Simon Sohm pour donner davantage de présence entre les lignes, tandis que Jonathan Rowe remplace Nicolò Cambiaghi sur le côté gauche afin d’apporter de la percussion.
La réaction bolognaise est toutefois coupée dans son élan par un avertissement côté turinois. À la 60e minute, Locatelli est sanctionné d’un carton jaune pour une faute par croche-pied au milieu de terrain, illustrant la volonté de Juventus de casser les rares tentatives de transition rapide des hommes de Vincenzo Italiano.
Bologna poursuit son lifting défensif à la 68e minute : Torbjørn Heggem remplace Eivind Fauske Helland en charnière, pour apporter du sang frais face aux appels répétés de David. Spalletti répond en gérant les efforts offensifs de ses hommes. À la 72e minute, Kenan Yıldız remplace Jonathan David en pointe, tandis qu’Edon Zhegrova entre à la place de Francisco Conceição. Juventus garde ainsi une menace en profondeur et du dribble sur les ailes, tout en offrant du repos à ses titulaires.
À la 77e minute, Vincenzo Italiano effectue un nouveau changement offensif : Federico Bernardeschi remplace Santiago Castro, dans l’espoir de profiter de son pied gauche sur les coups de pied arrêtés et les frappes à mi-distance. Mais la défense à trois de Juventus, articulée autour de Bremer, reste impériale dans les duels et dans la gestion de la profondeur.
En fin de match, Spalletti verrouille davantage. À la 80e minute, Federico Gatti remplace Andrea Cambiaso, renforçant la densité défensive. Puis à la 86e, Loïs Openda prend la place de Jeremie Boga pour apporter de la vitesse en contre et maintenir Bologna sous la menace d’un troisième but. Malgré quelques initiatives adverses, Di Gregorio n’a qu’un seul tir cadré à négocier sur l’ensemble de la rencontre, qu’il capte sans difficulté.
Statistiques
Sur le plan statistique, Juventus domine avec 14 tirs contre 7, dont 4 cadrés contre aucun pour Bologna. Les Bianconeri affichent une légère avance à la possession (55 %), un volume de passes supérieur (487 contre 397) et une précision de 85 % contre 83 %. L’indicateur d’occasions montre également la supériorité des Turinois, avec une production offensive plus dangereuse que celle d’un Bologna limité à des frappes lointaines et des centres sans destinataire.
Défensivement, Juventus se distingue par 6 tirs bloqués, preuve d’un bloc compact et agressif autour de sa surface. Di Gregorio signe 1 arrêt, à l’image d’une soirée globalement sereine pour le gardien turinois, pendant que Ravaglia doit s’interposer à 2 reprises pour éviter une addition plus lourde.
Classement
Au classement, Juventus passe de 63 à 66 points, avec désormais 59 buts marqués et 29 encaissés en 34 rencontres. Le club turinois consolide sa 4e place et reste solidement ancré dans la zone Ligue des champions. Bologna, de son côté, reste bloqué à 48 points, avec un bilan porté à 42 buts pour et 41 contre, et voit s’éloigner un peu plus l’espoir de recoller aux places européennes dans ce sprint final.




