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Thierno Barry : Qualification et cambriolage durant la Carabao Cup

Pendant qu’il brillait, sa maison était fracturée. Jeudi soir, Thierno Barry a vécu l’une de ces soirées que le football sait rendre paradoxales : un but, une qualification en Carabao Cup avec Everton face à Newcastle United (3-1)… et, au même moment, un cambriolage à son domicile.

Une soirée de coupe, un domicile violé

C’est la compagne de l’attaquant, Charlene, mère de leur fille, qui a révélé l’information dans la nuit de jeudi à vendredi. Sur les réseaux sociaux, elle a raconté la scène glaçante que le couple a découverte après le match.

Elle explique que leur maison a été cambriolée alors qu’ils assistaient à la rencontre. Personne n’était présent au domicile, ce qui évite le pire, mais le choc reste brutal. Elle parle d’une expérience « extrêmement éprouvante et violente » pour la famille, et lance un appel à témoins à toute personne ayant vu ou entendu quelque chose de suspect. Elle précise même que le couple est prêt à offrir une récompense financière pour toute information permettant d’identifier les auteurs.

Derrière la joie d’une qualification et d’un but, il y a donc cette sensation de violation, ce contraste violent entre la lumière du terrain et l’ombre qui s’abat sur la vie privée.

Une série inquiétante de cambriolages visant des joueurs

Le cas de Barry ne tombe pas de nulle part. Ces dernières semaines, plusieurs footballeurs ont vu leur domicile pris pour cible.

Le milieu de Nottingham Forest, Morgan Gibbs-White, a lui aussi été victime d’un cambriolage. Sa compagne, Britney De Villiers, a révélé mardi que leur maison familiale avait été visée quelques jours plus tôt. Elle raconte à quel point il est « dérangeant » de savoir que des foyers sont ciblés, et appelle les autres à redoubler de vigilance : activer les systèmes de sécurité, signaler tout comportement suspect, rester sur leurs gardes. Là encore, personne n’était présent dans la maison, mais elle insiste sur ce sentiment insupportable de voir son intimité piétinée, surtout quand de jeunes enfants vivent sous ce toit.

Dans un autre dossier, le domicile de Bruno Fernandes a été fouillé par des cambrioleurs cagoulés lors d’une lourde défaite de Manchester United, 4-1, face à Como la semaine précédente. La police de Cheshire a indiqué avoir été appelée vers 20h30 le mercredi 21 octobre pour des activités suspectes dans le secteur d’Alderley Park, à Nether Alderley. Un témoin a signalé la présence de trois hommes inconnus dans le jardin arrière d’une propriété voisine. Les forces de l’ordre se sont rendues sur place ; les suspects avaient disparu, mais les agents ont découvert qu’un cambriolage avait bien eu lieu et que plusieurs objets avaient été dérobés.

Un même scénario se répète : des joueurs en déplacement, en plein match, et des maisons vides devenues cibles faciles.

Barry décisif sur le terrain malgré tout

Pendant que tout cela se jouait loin de lui, Barry, lui, faisait son travail. Sur la pelouse, l’attaquant a participé à une soirée maîtrisée d’Everton, qualifié pour les quarts de finale de la League Cup aux dépens de Newcastle.

Le match s’est débloqué peu après la demi-heure de jeu. Sur le côté gauche, Amar Dedic perd le ballon sous la pression de Tyrique George. Hayden Hackney récupère et, sans tergiverser, glisse un ballon en première intention dans la surface. James Garner enroule sa frappe et trompe Lukas Hornicek. 1-0, Goodison Park explose, Everton prend la main.

Juste avant la pause, le coup fait encore plus mal aux Magpies. Barry se montre déjà décisif : il trouve Hackney au cœur de la surface. Le milieu n’a plus qu’à ajuster une volée à bout portant. Le gardien est battu, l’avantage des Toffees double dans un stade qui sent la soirée parfaite prendre forme.

La pression ne retombe pas. À une vingtaine de minutes du terme, Kiernan Dewsbury-Hall part en contre, fixe la défense et sert Barry au second poteau. Le Français conclut, scelle le 3-0 et, sportivement, ferme le débat. Jeu, set et match pour Everton.

Newcastle sauve un peu d’orgueil dans les dernières minutes grâce à un coup de tête puissant de Dan Burn. Une réduction du score qui ne change rien au verdict : les hommes d’Eddie Howe quittent la compétition, Everton continue sa route.

Entre lumière et inquiétude

Sur le papier, la soirée de Barry restera comme celle d’un but et d’une qualification en coupe. Dans la réalité, elle restera aussi comme celle où il a appris que son foyer avait été fouillé en son absence.

Le contraste résume une tendance qui inquiète de plus en plus le football anglais : des joueurs exposés, identifiés, suivis, dont les horaires et les déplacements sont connus de tous. Sur le terrain, ils construisent des victoires. En dehors, certains découvrent que d’autres profitent de ces mêmes soirs pour s’attaquer à ce qu’ils ont de plus intime.

Everton, lui, regardera vers les quarts de finale de la League Cup. Barry, comme d’autres avant lui, devra surtout espérer que la prochaine soirée de coupe ne se joue plus à domicile… que sur le terrain.