Au Bernabéu, Real Madrid a renversé Benfica (2-1) en 1/16e de finale de l’UEFA Champions League, au terme d’un match tendu et équilibré. Menés tôt, les Madrilènes d’Alvaro Arbeloa ont répondu par Aurélien Tchouaméni puis ont fait la différence en seconde période grâce à Vinícius Júnior. Ce succès, face à un Benfica de Jose Mourinho dangereux et structuré, confirme le statut de Real Madrid dans le haut du tableau européen, tandis que les Lisboètes restent englués dans la deuxième partie du classement continental.
Première période : un bras de fer rapidement animé
La rencontre s’embrase dès le quart d’heure de jeu. Benfica frappe le premier : Rafa Silva ouvre le score à la 14’, concrétisant l’une des premières offensives portugaises. La réaction madrilène est immédiate. Deux minutes plus tard, à la 16’, Aurélien Tchouaméni égalise pour Real Madrid, servi par Federico Valverde, déjà précieux dans la projection vers l’avant.
Les locaux pensent prendre l’avantage à la 34’, mais l’intervention de la VAR annule un but d’Arda Güler pour Real Madrid, maintenant le score à 1-1 et installant une tension palpable. Benfica commence à laisser des traces dans les duels : Richard Ríos est averti pour une faute à la 35’. Malgré ce tempo élevé et un but refusé, le score ne bouge plus avant la pause, chaque équipe restant fidèle à son plan de jeu sans que d’autres événements majeurs ne viennent bousculer le tableau d’affichage.
Seconde période : ajustements d’Arbeloa, coup de griffe de Vinícius
Au retour des vestiaires, l’intensité reste élevée. Nicolás Otamendi est à son tour averti pour une faute à la 51’, symbole d’une défense lisboète agressive pour contenir les offensives madrilènes. Côté Real Madrid, Raúl Asencio reçoit un carton jaune à la 57’, signe que les duels sont disputés dans chaque zone.
Alvaro Arbeloa choisit de réajuster son arrière-garde à la 77’ : Raúl Asencio cède sa place à David Alaba, apportant expérience et qualité de relance en défense centrale. Dans le même temps, Eduardo Camavinga sort pour laisser entrer le jeune Franco Mastantuono, un choix plus offensif au milieu qui traduit la volonté madrilène de forcer la décision.
Ce tournant stratégique porte rapidement ses fruits. À la 80’, Vinícius Júnior donne l’avantage à Real Madrid (2-1), encore une fois servi par Federico Valverde, impliqué sur les deux buts madrilènes. Arbeloa verrouille ensuite son milieu et son attaque : Arda Güler est remplacé par César Palacios et Gonzalo García par Thiago Pitarch à la 84’, pour apporter fraîcheur et densité dans l’entrejeu et sur le front offensif.
Jose Mourinho réplique à la 85’ en modifiant son animation offensive : Fredrik Aursnes sort pour Enzo Barrenechea, tandis qu’Andreas Schjelderup est remplacé par Franjo Ivanović, pour apporter des jambes neuves entre les lignes et devant. En toute fin de match, Arbeloa gère également son couloir gauche : Álvaro Carreras est remplacé par Fran García à 90+1’, alors que Benfica injecte du sang neuf au milieu avec la sortie de Leandro Barreiro pour Samuel Lopes Cabral à la même minute. La tension reste vive jusqu’au bout, illustrée par le carton jaune de César Palacios à 90+6’ pour une faute, mais le score ne bouge plus.
Lecture statistique : maîtrise madrilène, efficacité portugaise contrariée
Sur le plan de la possession, Real Madrid a contrôlé 56 % du ballon, contre 44 % pour Benfica. Les Madrilènes ont également affiché une grande propreté technique avec 568 passes dont 512 réussies (90 %), là où Benfica a rendu une copie solide mais légèrement inférieure (440 passes, 380 réussies, 86 %). Cette maîtrise territoriale et technique a permis aux hommes d’Arbeloa de dicter le tempo sur la durée.
Offensivement, Real Madrid a légèrement plus tiré (14 tirs au total contre 12 pour Benfica), mais les deux équipes ont cadré le même nombre de tentatives (4 chacune). L’écart se lit surtout dans les expected goals : 1,11 xG pour Real Madrid contre 1,98 pour Benfica. Les Portugais ont donc produit des situations statistiquement plus favorables, sans réussir à les convertir au tableau d’affichage. Les deux gardiens affichent un indicateur de « goals_prevented » à -1, traduisant un rendement en deçà de l’optimal par rapport à la qualité des occasions concédées.
Sur le plan disciplinaire, Real Madrid a commis plus de fautes (16 contre 10) et reçu autant de cartons jaunes que Benfica (2 chacun), ce qui confirme un match engagé mais globalement maîtrisé, sans débordement ni exclusion.
Classement et portée du résultat
Avec cette victoire, Real Madrid consolide sa position dans le haut du tableau de l’UEFA Champions League : 15 points, une différence de buts de +9 (21 buts marqués, 12 encaissés) et un rang 9, dans une dynamique encore irrégulière (forme LWLWL) mais portée par un rendement offensif élevé. À domicile, les Madrilènes confirment leur solidité (désormais 10 buts marqués pour 4 encaissés sur leurs matchs précédents à Bernabéu).
Benfica, 24e avec 9 points et une différence de buts de -2 (10 pour, 12 contre), reste dans la zone de qualification mais loin des premiers rôles. Avec une forme en dents de scie (WLWWL) et trois défaites en quatre déplacements, le club lisboète devra élever son niveau loin de ses bases pour espérer aller plus loin dans la compétition. Cette courte défaite à Madrid laisse toutefois entrevoir un potentiel réel, à condition de mieux capitaliser sur les occasions créées.





