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Pavlidis brille sous Mourinho : Benfica à la recherche du titre

À l’Estadio da Luz, Vangelis Pavlidis vit la saison dont rêvent tous les attaquants. 21 buts en 29 matches de Liga Portugal, un total qui ne dit pas tout de son influence. Le Grec ne se contente plus de finir les actions, il porte l’attaque de Benfica à bout de bras, dans une course au titre étouffante où chaque point pèse double.

L’arrivée de José Mourinho sur le banc, en septembre 2025, a tout fait basculer. Depuis que le « Special One » a posé ses valises à Lisbonne, Pavlidis a encore monté le curseur : 25 buts toutes compétitions confondues sous ses ordres. Une métamorphose sous haute exigence.

« Special One », deux mots qui suffisent

Dans un entretien accordé au média grec Fosonline, Pavlidis ne s’est pas étendu en grandes phrases. Il a préféré l’évidence.

« Special One ! Il n’y a pas grand-chose de plus à dire sur Mourinho. Juste deux mots… Il a une passion pour le football. Il aime ce sport, il aime ses joueurs, il est toujours honnête. Il sait et comprend tout du football et de la manière de gérer ses équipes. Sa carrière parle pour elle-même. C’est un entraîneur d’un autre niveau, c’est le meilleur de tous. »

Pas de détour, pas de nuance. Pour un joueur arrivé en 2024 avec une clause libératoire de 100 millions d’euros, ces mots prennent un relief particulier. Pavlidis voit au quotidien ce que la réputation de Mourinho laisse seulement deviner de l’extérieur : un entraîneur obsédé par le détail, collé à ses joueurs, qui pousse chacun à son plafond.

Le résultat se lit sur la pelouse. Appels tranchants, finition clinique, confiance débordante : le Grec joue comme un avant-centre qui sait que son coach le considère comme une pièce centrale du projet.

Benfica invaincu, mais sous pression

Le paradoxe est là. Benfica n’a toujours pas perdu en championnat cette saison, et pourtant le club n’est que troisième. La Liga Portugal s’est transformée en champ de bataille à trois têtes, avec Porto en tête et Sporting CP en embuscade. Les Aigles, eux, doivent composer avec une série de nuls qui coûtent cher dans un sprint aussi dense.

La marge d’erreur a disparu. Chaque match ressemble à un barrage, chaque déplacement à un examen de passage. Et au cœur de ce tourbillon, Pavlidis reste la référence offensive d’une équipe qui cherche encore le match parfait dans ce championnat sans pitié.

Un avenir ouvert, mais une tête tournée vers le présent

Sous contrat jusqu’en 2029, installé, performant, Pavlidis a toutes les raisons de se sentir chez lui à Lisbonne. Son rendement, forcément, aiguise l’appétit de plusieurs grands d’Europe. Les rumeurs circulent, les regards se posent, les calculs commencent déjà ailleurs.

L’attaquant, lui, ne ferme aucune porte, surtout pas celle de son pays. « On ne sait jamais ce qui peut arriver. À l’avenir, peut-être. On verra. Bien sûr que je regarde le championnat grec, je suis les équipes et mes coéquipiers de la sélection », glisse-t-il.

Pas de déclaration fracassante, mais une vérité simple : le Benfica version Mourinho n’est pas un terminus, c’est une étape majeure dans une carrière qui peut encore bifurquer. Pour l’instant, pourtant, tout le ramène au Portugal, à cette saison charnière, à ce titre encore à portée de main.

Le derby comme jugement

Le calendrier n’a pas de pitié. Dimanche, Mourinho et ses hommes se rendent à l’Estadio Jose Alvalade pour un derby de Lisbonne qui ressemble à un couperet. Sporting CP, deuxième, ne compte que deux points d’avance, avec un match en retard. Porto, leader, s’est déjà échappé à sept longueurs.

Pour Benfica, le calcul est brutal : sans victoire, les rêves de sacre risquent de se dissoudre. Le contexte ? Hostile, électrique, à la hauteur de l’enjeu. Le genre de soirée où un avant-centre peut entrer dans la légende… ou disparaître dans le bruit.

La pression retombera forcément sur les épaules de Pavlidis. Son efficacité, sa lucidité dans la surface, sa capacité à faire taire un stade acquis à la cause adverse, tout sera scruté. C’est précisément pour ce type de rendez-vous que Mourinho façonne ses leaders.

Benfica joue gros, Mourinho aussi. Pavlidis, lui, a une occasion rare : transformer une saison déjà brillante en saison fondatrice. Dans un derby brûlant, un but peut tout changer. Et si celui qui fait basculer le titre sortait encore de son pied droit grec ?